"Je pense que mon pronostic vital était engagé". Interrogé ce week-end par Le Parisien, Michel Drucker s’est livré à cœur ouvert sur ses derniers ennuis de santé.
Après une première endocardite infectieuse il y un peu moins de trois ans, l’animateur emblématique de France 2 a été frappé du même mal il y a quelques mois. "C’est rarissime. Les médecins n’en revenaient pas", a-t-il expliqué en précisant avoir bien cru que sa dernière heure était venue. "Certaines nuits, j’étais tellement KO que je me disais que je ne referais jamais surface. J’étais une ombre, un fantôme (…) Je pense que mon pronostic vital était engagé. On ne me l’a pas dit mais je l’ai deviné".
Pendant ces longs mois de convalescence, Michel Drucker a bénéficié du soutien de nombreuses personnalités du métier telles que Laurent Ruquier ou encore Julian Bugier et Nikos Aliagas. "Je crois que j’ai hérité de mes parents un mental d’acier. Pour l’instant je suis guéri, et il n’y aura pas de « jamais deux sans trois » ! À l’hôpital, ils m’appellent l’extraterrestre, Terminator ou le Survivant. Tous ceux qui ont vu mon dossier médical ont dit : « Il est sorti de ça vivant ? Et sans séquelles ? Ça n’existe pas. »", a-t-il souligné.
Le message de Michel Drucker à ses successeurs
Malgré cette grosse frayeur, Michel Drucker ne compte pas prendre sa retraite de sitôt. "Quand on a de la chance d’avoir pour métier une passion, il ne faut pas s’arrêter. Tous mes copains qui l’ont fait étaient des vieillards un an après", a-t-il expliqué en précisant ne pas "vouloir mourir dans son lit". "Après ce qui m’est arrivé, je pense que je vais vivre encore longtemps. Je dis ça à ceux qui se demandant quand je cèderai la place. Ils vont devoir attendre un peu", a-t-il prévenu en direction de ceux qui veulent prendre sa place sur le petit écran. Il ne cache pas d’ailleurs qu’il compte finir sa carrière sur le service public, sa "maison depuis cinquante-cinq ans".
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Clara Kolodny