Myriam Boyer, figure emblématique de la scène française et mère de Clovis Cornillac, est actuellement à l’affiche du Studio Marigny dans La Corde, un thriller psychologique, pièce qu’Alfred Hitchcock avait portée à l’écran. À 76 ans, elle continue de défendre un théâtre exigeant, tout en cultivant sa liberté et une humilité rare dans le métier comme elle l’a confié à nos confrères de Paris Match.
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Myriam Boyer, loin d’avoir voulu être une vedette
Pour beaucoup, Myriam Boyer est avant tout une grande dame du théâtre. "Dans le regard du public oui. Peut-être parce que j’ai été plus gâtée au théâtre, avec de grands rôles que je n’ai pas forcément eu au cinéma", avoue-t-elle à Paris Match. Cela ne l’empêche pas d’avoir une belle filmographie derrière elle. "Quand je regarde dans le rétro, je suis fière aussi de ce que j’ai fait au cinéma – je peux citer L’hôtel de la plage qui reste un incroyable souvenir. Et aussi à la télévision, avec Le visage sur la colline par exemple. J’ai aimé et aime encore être un électron libre. J’ai fait du théâtre privé comme du théâtre subventionné. Mais il est certain que je n’ai jamais cherché à être une vedette", a-t-elle détaillé.
Une passion transmise mais vécue indépendamment
La comédienne n’a d’ailleurs jamais envisagé une autre voie que celle des planches ! Elle a notamment expliqué : "Vu mon milieu d’origine, c’est tellement extraordinaire d’avoir pu faire ça. Je considère ma carrière comme un cadeau. D’autant que j’ai pu élever mes enfants en parallèle". "C’est vrai qu’au début, il fallait aller chercher le travail. Il ne tombait pas tout cuit. Mais Clovis n’avait que six ans quand j’ai rencontré John Berry et que l’on est partis vivre tous ensemble à New York. Donc des problèmes financiers, on n’en avait pas vraiment", a-t-elle assuré alors que son fils avait évoqué, par le passé, que ça n’avait pas toujours été facile financièrement.
Aujourd’hui, la relève est assurée avec sa petite-fille, Alice Cornillac, également comédienne. "À l’origine, elle faisait des études de droit, mais rêvait d’être comédienne, sans oser le dire à son père", a raconté Myriam Boyer. Puis d’insister : "Moi, je lui ai dit qu’il fallait qu’elle fonce, car autrement elle allait le regretter, qu’il fallait qu’elle prenne des cours et un agent. Mais maintenant, je la laisse vivre sa vie, je ne lui donne pas mon avis sur ses choix".
Et même son de cloche avec son fils ! "Pareil avec Clovis, je ne le conseille pas sur sa carrière et il ne me conseille pas sur la mienne", a poursuivi la comédienne qui "adorerait" jouer avec sa petite-fille qui lui "ressemble". "Tout le monde le dit et cela m’amuse. On le fera sans hésiter quand on nous proposera le bon projet", a-t-elle conclu.