Dans Jusqu’ici tout va bien, qui sera disponible ce vendredi 7 avril sur Netflix, Nawell Madani tient tous les rôles. Scénario, réalisation, premier rôle, l’humoriste s’est occupée de tout. A l’occasion de la sortie de sa première série, la vedette du stand-up a accepté de se confier dans les colonnes de nos confrères du Parisien. Elle a notamment expliqué la genèse de ce projet. "J’ai été brûlée au troisième degré, enfant, du coup, je dois parfois refaire des opérations. Lors de la dernière, je m’ennuyais beaucoup et comme je suis hyperactive, j’ai commencé à écrire une bible (base de travail pour une série). Avec une envie : parler des femmes qui viennent de banlieue qui ne sont pas, ou peu, représentées à l’écran", a-t-elle expliqué en préambule. Elle a aussi révélé la manière dont l’idée était arrivée chez Netflix. "Quand je suis allée les voir, je marchais sur des œufs, et en fait ils m’attendaient. Au début, je n’avais ni la prétention de jouer dedans, ni de réaliser. Eux, si. Ce n’était pas évident, j’avais un spectacle qui allait arriver. Mais le confinement est arrivé et là, j’endosse la casquette de showrunneuse (patronne de la série), j’écris les huit épisodes, j’en réalise quatre. Je suis le projet pendant deux ans et demi de ma vie. Ce n’était pas du tout prévu !", a-t-elle indiqué.
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La comédienne a également évoqué la présence dans la série du comédien Djebril Zonga, qui n’est autre que … son mari ! "Il me rendait ouf à me demander de changer telle scène ou en m’appelant : ‘Choupinette’ devant l’équipe. Si je fléchissais là, devant les cent techniciens, j’étais morte après. ‘Ne m’appelle pas Choupinette, ce n’est pas crédible !’", s’est-elle remémorée avec humour. "Mais de l’autre côté, quand je culpabilisais de laisser ma fille, lui me disait des phrases qui me faisaient remonter à cheval directement : ‘Elle sera fière de toi, tu es en train de faire des trucs pour elle’. Elle est métisse, peut-être qu’elle n’aura pas plus tard les problèmes dont on parle dans la série. Nous, on rencontre plein de potes qui sont des ‘fils de’. On est fiers que notre fille puisse un jour dire qu’elle est ‘fille de’. On est train de changer le game", a confié la comédienne.
L.C