« Il me faut donc l’expérience de la radioactivité pour… » : Laura Felpin fait de vibrantes confidences sur son cancer de la thyroïde

Publié le 17 avril 2025 à 11:50
Starface
La comédienne Laura Felpin s’est confiée sur son cancer de la thyroïde dans une publication Instagram.

Actuellement à l’affiche de la série Bref sur la plateforme Disney+, et prochainement au cinéma dans le long-métrage L’amour c’est surcôté, l’humoriste a révélé il y a quelques jours, dans les colonnes de GQ, qu’elle était atteinte d’un cancer de la thyroïde.

Laura Felpin annonce être atteinte d’un cancer de la thyroïde

"Tout le monde veut préserver le secret autour de la santé, mais je pense que c’est important d’en parler publiquement. Pour moi, ça fait partie de la vie. Je peux dire aux gens que c’est difficile pour moi. Dès lors qu’on commence à se cacher, entre nous, ça crée quelque chose de pas très sain", a-t-elle dit. 

Elle avait également évoqué sa maladie dans l’émission Quotidien, diffusée sur TMC. Ce mercredi 16 avril, elle a utilisé son compte Instagram pour donner de ses nouvelles depuis son lit d’hôpital.

La comédienne de Joli Joli donne de ses nouvelles 

"Il me faut donc l’expérience de la radioactivité pour me couper du bruit du monde. Et en entendant plus rien, on entend tout. J’ai dit que la maladie faisait partie de la vie, et ils n’ont fait que me parler de la maladie, alors que c’est précisément de la vie dont il s’agit. Fenêtre grande ouverte dans cette chambre abimée, j’y trouve presque quelque chose de confortable, et qui connait les draps en polyester mesure toute la puissance de ce sentiment. Il y avait ce matin trois femmes avec moi, parce que bien sûr c’est une « affaire de femme » ça aussi. Quatre femmes d’un âge différent, et c’est marrant en nous voyant, j’ai pensé qu’on avait toutes presque l’air bâti pour ce qui nous arrive : gélule magique qui libère et détruit. Un mercredi matin quoi. On a écouté les consignes en gros: n’approchez personne, vivez recluses, restez seules." a-t-elle exprimé avec sincérité en dessous d’une vidéo nous montrant les fenêtres de sa chambre d’hôpital ouverte avec un silence en guise de son. Elle a poursuivi sur sa situation : "Ça pourrait ressembler à un stage de développement personnel et pourtant dans cette histoire il n’y avait rien de personnel, avant qu’ils ferment les portes on s’est dit « bonne chance ». Je crois qu’il n’y a rien qui me bouleverse plus que de ne pas avoir besoin de se connaitre pour qu’on se sache toutes exister, presque tendrement et derrière les murs de plombs, ça ressemblerait presque à un communion. Hors de la vie pour 24h, c’est rien, et pourtant en étant hors du monde une fraction de seconde j’ai presque l’impression d’en faire mieux partie. Des gens vont ce soir quelque part, moi je reste là, et ça me va. Je repense à cette phrase de Bobin que j’ai entendu dans une interview: "tout est bien comme ça ».Il est bien ce stage de dev.perso finalement." a-t-elle écrit. 

Par
Lucas Aimé