Figure incontournable du cinéma français, Josiane Balasko s’est imposée par son talent d’actrice, de scénariste, mais aussi de réalisatrice. Elle fait ses débuts dans le café-théâtre avec la troupe du Splendid, où elle partage la scène avec des talents comme Gérard Jugnot, Michel Blanc et Christian Clavier. Leur succès collectif explose avec des comédies cultes telles que Les Bronzés (1978) et Le Père Noël est une ordure (1982), où elle brille par son humour grinçant et son autodérision. Au-delà de ces rôles iconiques, Balasko s’affirme en réalisatrice avec des films engagés et souvent décalés comme Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes (1993) ou Gazon maudit (1995), une comédie sur l’homosexualité féminine qui lui vaut un César du meilleur scénario. Également auteure, elle s’illustre dans la littérature avec des romans comme Parano express.
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Josiane Balasko parmi les comiques préférés des Français
Après une carrière riche de plus de cinquante ans, Josiane Balasko s’est confiée à nos confrères de Paris Match sur ses débuts qui n’ont pas forcément été faciles. Arrivée quatrième au classement des comiques préférés des Français, un sondage Ifop de Paris Match, la mère de Marilou Berry a tenté d’expliquer ce succès. "C’est sympa ce qu’on vient de m’annoncer ! Mais je crois que la mort de Michel y est pour beaucoup. Quand il est parti, la France s’est rappelée que tout le monde nous connaissait", a-t-elle analysé. Et de poursuivre au sujet de ce qui fait justement sa réussite : "Quand j’écris, je ne me demande pas si je comprends les gens. J’essaye d’abord de parler de choses qui me touchent. Après ça fonctionne ou pas. Avec le Splendid, notre manière de jouer, d’écrire correspondait certes à une époque, mais elle a traversé le temps". Sur la place de la comédie dans l’Hexagone, elle a déclaré : "Je remarque surtout qu’il y a en France un renouveau du genre alors que la comédie américaine n’existe quasiment plus. Comme si nous étions enfin devenus les rois de la comédie".
Des débuts difficiles…
Elle arrive justement première du côté des femmes comiques dans le sondage de nos confrères de Paris Match, ces derniers soulignent que "comme Gérard Jugnot, [elle a] su s’extirper de la comédie pour aussi tourner dans des films d’auteur". "Je vous arrête tout de suite. Il m’a fallu attendre quinze ans avant d’avoir un premier rôle sérieux, dans ‘Trop belle pour toi’, puis encore vingt ans de plus pour en avoir un deuxième. Et quand j’écris, c’est encore et toujours des comédies", a-t-elle tenu à préciser. Puis de conclure sur sa belle réussite avec sa pièce intitulée "Un chalet à Gstaad". "Je mesure la chance que j’ai de durer dans ce métier. Mais, promis, après je tourne de nouveau dans une vraie bonne comédie, sous la direction de Jean-Pascal Zadi", a-t-elle assuré.