Dans un long entretien accordé à nos confrères de Paris Match, Line Renaud s’est confiée sur un combat qui lui tient à cœur, celui de la fin de vie et au droit au suicide assisté pour les malades condamnés. Pour illustrer son propos la comédienne de 95 ans évoquait notamment la souffrance de ses proches. "Ce combat que je mène, et mènerai jusqu’au bout, ne date pas d’aujourd’hui ! J’ai vu partir tant d’amis dans d’atroces souffrances, alors qu’ils étaient condamnés par la médecine et que les soins palliatifs n’avaient plus aucun effet sur eux. Pourquoi ? Ma mère demandait à mourir : “S’il te plaît, fais quelque chose”, me disait-elle. Loulou, en 1995, atteint d’un cancer des os et qu’on ne pouvait plus toucher… Je suppliais notre docteur. La maman de Marie-Annick (sa gouvernante ndrl), il y a quatre ans, pliée de douleurs dans son lit d’hôpital pendant trois semaines inutiles" regrette Line Renaud.
À lire également
"Si la souffrance arrive, je contournerai la loi !" affirme la comédienne qui dans l’attente qu’une loi en faveur du droit à l’euthanasie soit acceptée, entend bien faire les choses à sa façon le moment venu. "On ne doit plus souffrir. Je veux bien partir, mais sereinement, entourée de ceux que j’aime » estime Line et de se confier sans tabou sur la manière dont elle souhaiterait tirer sa révérence : "Ici, à la Jonchère, dans mon lit avec mon chien Pirate à côté de moi… s’il est encore en vie ! Je le caresserai, je lui demanderai de venir plus près de moi et il viendra plus près. Je serai entourée de tous mes proches, avec qui je parlerai. Il faut que tout ça soit joyeux. J’ai envie de laisser une image apaisante. Mes amis souhaitent que je parte sans souffrir".
Thierry Claude