Ce jeudi 9 février, sortira dans les librairies l’ouvrage co-écrit par Daniela Lumbroso et Joseph Agostini intitulé Les chansons d’amour guérissent le coeur du monde. Ce récit est l’occasion de revenir sur le témoignage de plusieurs personnalités comme Eddy Mitchell, Zaz et Julien Clerc vis-à-vis de la musique. Daniela Lumbroso y évoque aussi son parcours et elle y livre notamment des souvenirs d’enfance à Abidjan, en Côte d’Ivoire dans les années 70.
"Il arrive qu’on m’oublie à l’école ou au cours de piano situé au conservatoire de Bingerville, à une quinzaine de kilomètres de chez moi. A sept ans, après deux heures d’attente en pleine nuit noire et sous une pluie tropicale, je me décide à faire du stop, sans connaître mon adresse. Je me souviens de ces voitures lancées à grande vitesse avec leurs essuie-glaces à fond et leurs pare-brise trempés." s’est-elle souvenue.
Elle continue : "Aucune ne s’arrête. Je me mets au milieu de la chaussée. Un homme finit par ralentir. Je cours vers lui, monte dans son véhicule. Je lui demande de se diriger vers la ville en pensant que je finirai par reconnaître les rues menant à mon domicile."
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Si elle est finalement parvenue à rentrer chez elle sans encombre, la réaction de ses parents n’a pas été celle qu’elle attendait.
"Le téléphone n’est pas encore rentré dans les usages et l’époque est à l’apéro improvisé. Chaque soir, des amis de mes parents passent prendre un verre. Ce jour-là, ma mère sirote un whisky en bonne compagnie sur la terrasse. Je me précipite vers elle en larmes et la réponse ne tarde pas : ‘Je t’ai déjà dit de ne pas m’interrompre quand je parle’. Une gifle fuse. Heureusement, Victor Hugo m’attend dans ma chambre.", a dévoilé celle qui était à cette époque une grande admiratrice des Contemplations.
MM