« Il a sorti son pénis juste devant moi » : Sharon Stone accuse une figure d’Hollywood d’exhibitionnisme

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:24
Juan Pablo Rico/SPUS/ABACAPRESS.COM
La comédienne américaine s’est confiée dans le podcast de Kelly Ripa sur une scène qui l’a profondément marquée au début de sa carrière.

Certaines rencontres marquent profondément mais pas toujours pour les bonnes raisons comme le montre une récente révélation de Sharon Stone. L’actrice, devenue une star planétaire grâce à Basic Instinct, s’est confiée dans le podcast Let’s Talk Off Camera de Kelly Ripa sur un rendez-vous professionnel qui l’a traumatisée.

La star hollywoodienne, qui affiche au compteur 65 ans et 40 ans de carrière, a ainsi raconté avoir été confrontée à un exhibitionniste qui n’était autre, à l’époque, que le grand patron des studios Sony. "Lorsque je suis arrivée à Los Angeles, on m’a appelée chez Sony. J’étais là depuis quelques années. J’étais très excitée à l’idée de rencontrer le directeur de Sony et je suis allée dans son bureau", a-t-elle confié en précisant qu’il y avait un "canapé géant et bas, pratiquement à même le sol". Un meuble qui était à la mode à l’époque.

"Mes genoux étaient autour de mon cou [parce que] je suis si grande et il faisait les cent pas dans le bureau", a-t-elle poursuivi en révélant que son interlocuteur avait tenté de la flatter. Il lui a ainsi dit : "C’est vrai ce qu’on dit de vous et vous êtes la plus belle. Nous n’avons pas vu quelqu’un comme vous depuis des décennies". "Puis il est parti, il s’est approché de moi en marchant. Il a dit : « Mais d’abord… » et il a sorti son pénis juste devant moi. Bien sûr, j’étais très jeune. Qu’est-ce que je fais quand je suis nerveuse ? (…) J’ai commencé à rire", a avoué Sharon Stone.

"J’ai commencé à rire et à pleurer en même temps et je n’ai pas pu m’arrêter parce que j’étais devenue hystérique. Je ne pouvais pas m’arrêter, alors il ne savait pas quoi faire. Il l’a donc rangé et est passé par la porte derrière son bureau. J’ai cru qu’il était parti et je n’ai pas su quoi faire. Je suis restée assise là, hystérique, et finalement, il est parti", a conclu l’actrice.

Si Sharon Stone a enfoui ce douloureux souvenir dans sa mémoire pendant de nombreuses années, cette histoire est finalement remontée en découvrant un live de Jessie Reyes. Elle a en effet été émue aux larmes en entendant Gatekeeper, un titre dans lequel la chanteuse raconte qu’on lui a demandé un jour de pratiquer du sexe oral si elle voulait avoir la chance d’avoir un contrat. "C’est vers 1980 que cela m’est arrivé et maintenant nous sommes en 2023, c’est-à-dire 43 ans plus tard. Je vois cette jeune fille et je suis mortifiée que cela se produise encore, exactement la même chose. Mais au moins, elle est sur scène, elle le dit au monde entier et elle fait une chanson ».

« Je n’aurais jamais pu raconter cette histoire auparavant. Personne n’aurait pu m’écouter et m’engager à nouveau, parce que je n’aurais pas pu raconter cette histoire en 1980. Mais la vérité, c’est qu’ils ne m’embaucheront pas de toute façon. Lorsque j’ai écrit mon livre, la seule chose que tout le monde m’a demandée, c’est : « Est-ce que vous citez des noms ? » Je n’ai pas cité de noms dans mon livre parce que c’est un exercice inutile. Ils savent qui ils sont. Ils savent tellement qui ils sont que je n’ai pas travaillé depuis 20 ans", a conclu Sharon Stone en évoquant son autobiographie, The Beauty of Living Twice, dans laquelle elle accuse son grand-père de viols sur elle et sa sœur.

 

Par
Clara Kolodny