Situé au cœur de Montmartre, le cabaret "Chez Michou" était une institution parisienne emblématique. Fondé en 1956 par Michel Catty, connu sous le nom de Michou, ce lieu mettait en scène des spectacles de transformisme alliant glamour, humour et extravagance. Michou, avec sa personnalité flamboyante et ses lunettes bleues emblématiques, a créé un espace où les artistes pouvaient s’exprimer librement et dès les premières années, son cabaret se distinguait par ses spectacles de travestis, où des artistes talentueux se métamorphosaient en icônes de la chanson française et internationale, comme Dlida, Edith Piaf, ou encore Brigitte Bardot pour ne citer qu’elles. Après plus de 60 ans de succès, la disparition de Michou en janvier 2020 a marqué la fin d’une ère.
Gad Elmaleh rachète Chez Michou
Déclaré en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris le 16 juillet 2024, ce haut lieu des nuits parisiennes était en difficulté depuis le décès de son illustre fondateur et en cessation de paiements depuis fin juin 2024. C’est l’acteur et humoriste Gad Elmaleh qui a été choisi par la justice pour racheter le fonds de commerce de l’emblématique cabaret comme l’a annoncé l’AFP qui a pu consulter le jugement de ce mardi 8 octobre 2024. Gad Elmaleh entend en faire "un lieu de comédie et d’humour, tout en gardant l’âme des lieux", même s’il n’a pas racheté la marque "Chez Michou". Le lieu devra donc changer de nom mais Catherine Catty-Jacquart, la nièce de Michou, n’est pas inquiète.
"Gad Elmaleh va continuer à faire vivre le 80 rue des Martyrs tombé entre de bonnes mains comme Michou l’aurait aimé. On aurait été malheureux que le lieu devienne autre chose qu’un cabaret. Ça ne s’appellera plus Chez Michou, mais Gad va en faire un très bel endroit. C’est une très bonne chose de tourner la page, en prenant un virage", a-t-elle déclaré. Dans ses mémoires, parues en 2017, Michou avait fait part de son souhait que son cabaret ne lui survive pas. "Je veux que cette maison disparaisse avec moi. Cela peut paraître prétentieux mais le cabaret ne me survivra pas", avait-il écrit et à raison.