Il est l’un des acteurs incontournables du cinéma français. Ce dimanche 13 mars, François Cluzet était invité du magazine "Sept à Huit" (TF1), à l’occasion de la sortie du film "La Brigade". Dans le long-métrage, réalisé par Louis-Julien Petit, il interprète le directeur d’un foyer pour jeunes migrants, décidé à ouvrir une classe de CAP pour leur éviter d’être expulsés.
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Interrogé par Audrey Crespo-Mara, le comédien a évoqué son enfance difficile. Alors qu’il est âgé de 8 ans, lui et son frère sont abandonnés par leur mère. Leurs vies vont alors être totalement bouleversées : "Il y a eu un moment qui a été très difficile, c’est quand on a été obligés de déménager chez ma grand-mère. Là, on s’est retrouvés à cinq dans un deux-pièces au rez-de-chaussée qui était l’ancienne boutique de ma grand-mère. Elle nous a accueillis mon père, mon frère et moi", commence-t-il. La famille va connaître des conditions de vie plus que modestes. "On s’est retrouvés dans un lit de cage qui était complètement défoncé à trois. On bouffait sur une petite table de jeu à cinq, qui ne tenait pas. C’était l’Assistance Publique qui nous filait les draps, les couvertures", ajoute-t-il.
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Pour ne rien arranger, le père de François Cluzet va alors sombrer dans la dépression. "Des fois, c’était un peu triste, parce qu’on manquait de tendresse, on manquait d’amour. Mon père était dépressif, ma mère était partie. Donc on a chopé la dépression de mon père, et on a eu beaucoup de mal à s’en sortir. Beaucoup de mal. Je n’en ai jamais voulu à ma mère, car elle est partie par amour. Mais je pense que mon père en a rajouté beaucoup, parce que son idée, c’était de la faire revenir. Mais nous, on a subi sa dépression. Il voulait nous tuer, il voulait se tuer. C’était dur à cet âge-là, c’était dur", confie-t-il.
Aurélien Gaucher