C’est dans son autobiographie intitulée Pagny par Florent, que Florent Pagny revient sur la manière dont il a vécu la mort de Johnny Hallyday dont il était très proche. Certains s’étaient étonnés de ne pas voir le chanteur porter le cercueil de l’idole des jeunes lors de ses obsèques et l’ex-coach de The Voice a justement expliqué pourquoi il ne l’a pas fait. Le chanteur, qui combat un cancer du poumon avait annoncé, en avril dernier, son retour sur scène dès cet été et reconnaissait auprès de nos confrères de RTL être "dans une spirale rigolote avec cette sortie de livre". Il assurait cependant aller "très bien". Lucide sur son état de santé et la reprise de concerts, il expliquait : "Les produits contre le cancer réduisent l’immunoglobuline donc l’oxygène. Ma voix n’a aucun souci, elle est là, il va juste falloir que je travaille mon souffle".
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"J’en étais bien incapable"
Sorti le mois dernier aux éditions Fayard, le livre de Florent Pagny contient de nombreuses confidences dont certaines sur sa relation avec Johnny Hallyday. Ils avaient partagé la scène à plusieurs reprises et notamment en 1998 au Stade de France. Il écrivait dans son bouquin : "Lorsque tu as quitté cette Terre, j’ai été, comme tout le monde, sonné et infiniment triste. On avait beau savoir que c’était foutu depuis un petit moment déjà, on ne pouvait pas concevoir une vie sans nouvelles chansons de toi". "On ne pouvait pas imaginer que ton sourire pouvait s’éteindre et ne jamais se rallumer", ajoutait-il. Le chanteur précisait ensuite qu’il avait refusé de "venir porter son cercueil" alors que les proches de Johnny le lui avaient demandé. Il détaillait : "J’en étais bien incapable. Je me suis retiré en moi-même. Tout en pensant à toi, tous les soirs, quand je chantais – j’étais en tournée à cette époque". Convaincu d’avoir fait le bon choix, Florent Pagny écrivait penser que son ami aurait compris et que s’il était à sa place, il aurait agi de la même façon. "Je sais que tu sais. Tu aurais fait pareil, si les rôles avaient été inversés. Sur certains points, nous nous ressemblons", pouvait-on lire.
Kahina Boudjidj