Florent Manaudou sur son retour à la compétition après les JO : « Compliqué de se motiver quand il n’y a pas de carotte »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:31
Antonio Martinez/AFP7 via ZUMA Press Wire
Médaillé de bronze sur 50m à Paris 2024, Florent Manaudou ne cache pas que l’après-JO n’est pas facile à vivre pour lui. Notamment dans les bassins, à tel point qu’il en a presque perdu l’envie de nager depuis.

Organisés du 26 juillet au 11 août dernier, les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont été une vraie fête dans la capitale, aussi bien pour les spectateurs venus du monde entier que pour les sportifs français qui ont pu briller devant leur public. Mais difficile, après toutes ces années de préparation en pensant aux JO, de retrouver maintenant la même motivation. C’est le cas pour Florent Manaudou, comme il vient de le révéler dans L’Equipe.

La perte de motivation de Florent Manaudou 

Le nageur, qui a été porte-drapeau de la délégation française aux JO, ne cache pas, dans cet entretien, qu’il n’a plus la même niaque qu’avant. Celui qui a renoncé à sa saison en petit bassin avoue : "C’est compliqué de se motiver quand il n’y a pas de carotte et avec toutes les émotions à assimiler. La carotte de Paris 2024 était très belle, c’était facile (…) J’ai toutes les bonnes conditions pour m’entraîner mais je n’ai jamais fait une semaine complète. Il y a des semaines où c’était zéro. Je suis une demi-heure dans l’eau et je n’ai pas envie, pas envie de mettre de l’intensité. La flamme est un peu partie pour l’instant".

Les commentaires qui blessent Florent Maunaudou

Dès le retour chez lui, Florent Manaudou a senti ce "gros down". Et pas seulement parce que l’ambiance des JO lui manque. Le nageur vit mal, en effet, certaines réflexions liées à sa troisième place sur le 50m des JO de Paris 2024. "C’est très agréable pendant un temps mais quand on est vu pendant trois mois seulement comme celui qui a fait le clapping ou celui qui a fait la médaille de bronze, quand on me reparle de ça tous les jours, c’est dur d’avancer", explique-t-il en soulignant que "la descente est plus violente en 2024 qu’en 2012". "J’ai l’impression d’être à un carrefour de ma vie, le deuxième grand carrefour de ma vie. Le premier était quand j’ai arrêté les cours pour faire de la natation. Là, c’est un deuxième virage. Ma deuxième vie commence […] Je ne me dis pas que j’arrête parce que j’aimerais bien arrêter sur un truc cool aux Championnats d’Europe à Paris", ajoute-t-il.

Par
Clara Kolodny