En juin 2012, alors qu’elle n’imaginait rien de grave, Évelyne Dhéliat apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein à la suite d’un simple dépistage de routine. Une annonce qui bouleverse tout… Treize ans plus tard, la présentatrice emblématique de la météo sur TF1 est en rémission et s’est engagée comme marraine de Ruban Rose, association phare de la lutte contre cette maladie. Dans un entretien accordé à Soir Mag, elle revient avec lucidité et courage sur cette épreuve qui a marqué sa vie.
À lire également
Évelyne Dhéliat se livre sur son combat contre le cancer du sein : « C’est un choc moral » (VIDÉO)
Le soutien, une force vitale pour Évelyne Dhéliat
"Ce fut l’un des moments le plus pénible de mon parcours : quand on vous l’apprend, c’est le ciel qui vous tombe sur la tête. Le deuxième choc, c’est quand vous commencez à perdre vos cheveux", raconte-t-elle. Entre le diagnostic et la perte de repères, il y a eu les traitements, lourds, et notamment la chimiothérapie. Un parcours difficile, mais qu’elle a affronté en s’appuyant sur une prise en charge rapide et une grande solidarité.
Si Évelyne Dhéliat a réussi à garder le moral, elle le doit à ceux qui l’ont entourée. "Le fait de savoir que j’avais été rapidement prise en charge et très bien entourée par le corps médical et par mes proches. Leur soutien était primordial et cela m’a permis de toujours garder le moral. Et puis, la direction de TF1 a été formidable : ils m’ont laissé gérer cela comme je voulais et je ne tenais pas, au début, à communiquer à ce propos", détaille-t-elle.
La rémission, pas la guérison
Avec le recul, la présentatrice en tire une leçon puissante : "Que tout ce qui ne tue pas renforce !". Elle confie : "Quand on est dedans, il ne faut pas se poser de questions, il faut y aller, accepter de voir les choses en face. Cela renforce le caractère, c’est un combat à la fois physique et moral". Treize ans après, Évelyne Dhéliat préfère rester prudente… Par exemple ?
Elle ne parle pas de guérison. "Non, je n’ose pas utiliser ce terme. Je suis en rémission, c’est-à-dire que je vais bien, mais avec toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Cela dit, plus le temps passe et plus la perspective d’une rechute diminue !", rassure-t-elle. Une phrase qui témoigne d’une réalité partagée par de nombreuses personnes touchées par le cancer, à savoir que la maladie laisse une empreinte durable…