Elle l’un des visages les plus marquants du mannequinat français. Dès ses 19 ans, Estelle Lefébure s’est lancée dans une carrière de mannequin, qui l’amènera au fils des années à collaborer avec des marques ou des personnalités prestigieuses, comme Dior, Versace, Victoria Secret, Lancel ou encore Thierry Mugler. Par la suite, elle embrassera une carrière de comédienne, avec notamment des rôles au cinéma dans Frontières ou Le Bal des actrices.
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Alors qu’elle s’apprête à se produire sur les planches aux côtés de M. Pokora et Gilles Lellouche dans la pièce de théâtre Les Grandes Ambitions, Estelle Lefébure a accordé une interview à nos confrères de Paris Match. Elle s’est confiée sur son parcours professionnel, et a notamment évoqué les difficultés auxquelles elle a dû faire face. Elle a notamment expliqué en quoi son passé de mannequin avait été un frein dans ses projets de comédienne. "Au départ, on m’a refusé l’emploi d’actrice à cause de mon métier de mannequin. Pour convaincre, j’ai dû endosser des rôles durs (…) Le réalisateur Xavier Gens m’avait dit : ‘On ne va pas pouvoir t’enlaidir’. Eh bien si ! Je ne suis pas que jolie, j’ai autre chose en moi et je peux le prouver", commence-t-elle.
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Estelle Lefébure déplore ces préjugés et cette mentalité, qu’elle confie ne pas retrouver aux États-Unis. "Dans le milieu, en France, sa beauté on la paie, on ne vous prend pas au sérieux. Aux États-Unis, on aime faire rêver avec de beaux acteurs. Là-bas, tu as le droit d’avoir de l’ambition. Il n’y a pas de jalousie ni de mesquinerie. Il y a moins de jugement qu’en France", déclare-t-elle.
Aurélien Gaucher