« En France, en 2023, c’est lunaire » : Arthur et sa famille sous protection suite à des menaces antisémites

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 22:19
France Inter
Invité sur France Inter ce jeudi 23 novembre, Arthur a révélé qu'il vivait avec sa famille sous protection depuis plusieurs, alors que l'animateur est visé par des insultes et menaces antisémites.

Les mots sont forts. Ce jeudi 23 novembre, Arthur était présent sur France Inter pour répondre aux questions de Sonia Devillers. L’animateur star de TF1 a évoqué le conflit entre Israël et le Hamas, mais surtout ses conséquences sur la vie de nombreux Français. Depuis les attaques du 7 octobre, les actes antisémites se sont multipliés dans l’Hexagone : plus de 1500 cas ont été recensés en France en moins de deux mois, comme le rapporte nos confrères du Monde.

Sur les réseaux sociaux, certaines personnalités se retrouvent ciblées par de nombreux commentaires injurieux, menaçants et antisémites. C’est le cas d’Arthur, qui a vu META, l’entreprise qui gère Facebook et Instagram, prendre des dispositions pour ses comptes personnels. "Ils ont mis en place un système de mots clés pour que moins de messages arrivent. Des termes comme ‘décapité’, ‘sale juif’, ‘mort aux juifs’… On parle de 1000 messages par minute, un truc complétement dingue", a-t-il commencé. Face à cette situation tendue, l’animateur a été contraint de faire appel à un service de protection, pour sa famille et lui-même.

"Je vis sous protection, depuis le 8 octobre. Disons que j’étais déjà protégé jusqu’ici, mais ça a été renforcé. On est en France, en 2023, j’habite Paris et j’ai des agents qui nous protègent avec ma famille parce que je suis juif. C’est lunaire non ? On marche sur la tête. Comment j’explique ça à mes enfants ? En fait, je pense qu’il y a de nombreuses formes de racisme, dont l’antisémitisme. L’antisémitisme était latent, il était là. Ce n’est pas un nouvel antisémitisme. Depuis le 7 octobre, il s’exprime en roue libre, au grand jour. C’est complétement dingue. Avec des mouvements politiques qui l’encouragent", a-t-il expliqué.

Par
Aurélien Gaucher