Elisabeth Quin atteinte d’un glaucome qui menace sa vue : « C’est insupportable »

Publié le 19 septembre 2024 à 12:20
Starface
Elisabeth Quin est de retour sur le plateau du magazine 28 minutes (Arte). En coulisses, la journaliste lutte contre un glaucome qui gagne du terrain et endommage sa vue. 

"Silencieuse et héréditaire"… Depuis quelques années,  Elisabeth Quin lutte contre un glaucome. Une maladie qui affecte sa vue et  "qu’on ne peut pas détecter sans faire de prise de tension intra-oculaire chez un ophtalmologiste, tous les ans ou tous les deux ans", explique la journaliste dans les colonnes de Gala.

Pour limiter l’évolution de  cette dégénérescence du nerf optique, qui touche un million de personnes en France,  l’animatrice de 28 minutes (Arte) explique : "Je mets des collyres deux fois par jour, j’effectue des examens tous les trois mois, notamment pour évaluer les champs visuels. C’est insupportable à faire, car vous voyez ce que vous ne voyez plus. Plus des examens du nerf optique, des prises de tension…".

Elisabeth Quin soutenue par sa fille 

Malgré les difficultés qu’elle rencontre, Elisabeth Quin tente "de ne pas peser" avec sa maladie, notamment sur le quotidien de sa fille. Malgré l’inquiétude, la jeune femme de 22 ans adoptée au Cambodge tente de faire l’humour : "En riant, elle me dit : ‘Je serai ta canne blanche’". Comme elle, la journaliste essaie de prendre du recul sur cette cécité en prenant exemple sur les athlètes des Jeux Paralympiques : "Après avoir vu les mecs du cécifoot et des salles entières communiant silencieusement face à cette volonté humaine… Je me dis qu’il y a pire". 

Elisabeth Quin relativise et ne se laisse pas abattre : "On vit dans un pays où, même si tout n’est pas parfait, il y a quand même une prise en charge. Même s’il y a des cons qui font de la trottinette ou du vélo sur le trottoir, on peut encore se déplacer avec une canne blanche sans se faire renverser". Avant de conclure : "Mais de toute façon, on n’en est pas là".

Le drôle de surnom d’Elisabeth Quin

Une cécité qui lui vaut un drôle de surnom : "Je demande à mes équipes de m’appeler Élisabeth Borgne. Je leur dis, il y a Élisabeth Borne et Élisabeth Borgne", a-t-elle confié à Faustine Bollaert sur le plateau de Ça commence aujourd’hui, en décembre 2023. Une façon pour la journaliste de faire face à la maladie : "Je suis obligée de m’adapter. Il y a pire de toute façon, donc j’essaye d’avoir un peu d’humour parfois par rapport à ça".

Pour autant, elle reconnaît "qu’on ne peut pas se préparer" à la perte totale de la vue, "c’est impossible". "On s’y prépare de manière ludique et enfantine. Quand on ferme les yeux et qu’on se dit : ‘Qu’est-ce que ça serait ?’Je suis pendant une heure dans un concert, je ferme les yeux, je me dis : ‘Voilà, je ne vois plus rien, je ne verrai plus jamais.’ […] Mais ce sont des jeux d’enfants, c’est impossible de se préparer", a raconté celle qui s’apprête à devenir grand-mère. 

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