En 2023, lors d’une interview accordée à Télé 7 Jours, Didier Bourdon nous confiait : "Je suis un peu un ‘clown triste’. Moins, avec le temps. Jeune, j’étais plus cyclothymique. Globalement joyeux, mais avec des périodes sombres assez violentes. Le jeu et le rire ont été ma thérapie".
Didier Bourdon se confie sur sa cyclothimie et le tournage des Trois Frères
Les personnes qui souffrent de cyclothomie traversent fréquemment des phases alternées – ou cycliques – d’hypomanie et de dépression. Dans sa jeunesse, le comédien a donc jonglé entre les très hauts et les très bas. Même alors qu’il avait 35 ans et qu’il tournait la comédie culte Les Trois Frères avec ses amis Bernard Campan et Pascal Légitimus, sortie en 1995, Didier Bourdon luttait encore contre ce trouble de l’humeur. Cela a donc compliqué son expérience, comme il l’explique aujourd’hui dans le magazine Ciné Télé Revue : "Même en tournant Les Trois Frères. Je regardais les images, le soir, et je me disais : ‘C’est de la merde !’. Puis j’écoutais un peu Sting, et je disais la même chose : ‘C’est de la merde !’. Là je savais que je n’étais pas objectif, que c’est mon humeur qui avait vrillé".
Reformation des Inconnus : les nouvelles déclarations de Didier Bourdon
En parlant des Inconnus, leur retour se fait toujours attendre sur le grand écran et sur scène. "Je serai toujours un Inconnu. Ça a été si fort pour nous et pour les gens. J’aimerais qu’on remonte une fois sur scène. Bernard Campan pour l’instant ne veut pas, mais ce n’est pas fermé. Riad Sattouf écrit un scénario pour nous trois. Peut-être que ce film nous aidera à nous retrouver", confie à nos confrères l’acteur bientôt à l’affiche de Chasse Gardée 2. Récemment, Bernard Campan a répondu avec philosophie aux critiques qui ont fusé contre Les Trois Frères : Le retour en 2014 : "Ils ont les mêmes défauts qu’il y a vingt ans. Et ça nous a amusé. On a continué dans cette direction sans se rendre compte qu’on reprenait quasiment la même structure, finalement. Mais en pensant que c’était différent et les gens ont dit ‘Mais c’est un copié-collé, c’est pas intéressant’ ! Donc il faut savoir reconnaître aussi, si les gens disent ‘on n’aime pas’, bah d’accord, vous n’aimez pas. Très bien. Il n’y a rien à opposer à ça. Pour Didier ou pour Pascal, ça a été une sorte de lynchage médiatique. Je crois que Didier était même monté au créneau pour dénoncer ça. Peut-être, mais moi je ne l’ai pas vécu du tout comme ça. J’étais déçu que ça fasse moins d’entrées que ce qu’on espérait faire, il y a une forme de désillusion".