Denis Podalydès se confie sur la mort de son frère : « Une lourde dépression l’a conduit au suicide… »

Mis à jour le 20 février 2026 à 12:02
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
Le comédien Denis Podalydès a grandi entouré de trois frères. Mais l’un d’entre eux, de 6 ans son cadet, a décidé de mettre fin à sa vie il y a une trentaine d’années. Un drame sur lequel il vient de revenir en dévoilant une des conséquences importantes pour sa vie.

Complice au cinéma avec son frère Bruno, qui l’a dirigé d’ailleurs dans les films Le Parfum de la dame en noir, Bancs public (Versailles Rive-Droite), Bécassine !, Les 2 Alfred ou encore La Petite Vadrouille, Denis Podalydès a grandi entouré de deux autres frères. Mais l’un d’eux est mort brutalement en 1997. 

Denis Podalydès se confie sur le suicide de son frère

Interrogé dans La Tribune Dimanche, Denis Podalydès se confie avec émotion sur le suicide de son petit frère qui avait six ans de moins que lui. Un drame qui explique pourquoi il a caché sa propre dépression au reste de sa fratrie lorsqu’il avait une trentaine d’années. "J’ai surtout cherché à les préserver. Mon frère Eric, de six ans mon cadet, entrait lui aussi dans une lourde dépression, qui l’a conduit au suicide en 1997. Il y avait une forme de mimétisme entre nous deux. Laurent, le plus jeune, avait déjà beaucoup à gérer avec Eric et avec notre mère qui était devenue une vraie poudrière. Quant à Bruno, il venait d’accueillir son premier enfant et baignait dans la joie de la naissance", explique le comédien en soulignant qu’il a décidé de "se cacher complètement pour ne pas ajouter son mal-être" à ce que traversaient déjà ses frères.

Denis Podalydès sur ses relations avec ses frères 

Après avoir traversé sa propre zone de turbulences et avoir fait face au deuil, Denis Podalydès a réussi à reprendre le dessus. Et ses relations avec ses frères sont aujourd’hui "très bonnes", assure-t-il à nos confrères. "Il n’y a jamais eu de rupture ou fracture. On a pu être en désaccord, notamment politiquement avec Bruno, qui était très à gauche et défendait parfois des positions tranchées ", souligne celui qui se définit comme "un socialiste de gouvernement mitterrandien, plus sensible à la notion de compromis". "Mais si on se disputait, c’était toujours sur des idées, jamais sur l’affect", conclut celui qui revient au cinéma ce mercredi dans Maigret et le mort amoureux de Pascal Bonitzer.

Par
Clara Kolodny