Danse avec les stars – Yann-Alrick Mortreuil victime de harcèlement scolaire : « J’ai tenté de mettre fin à mes jours »

Publié le 3 mars 2026 à 16:03
Capture écran France 2
Le danseur de Danse avec les stars Yann-Alrick Mortreuil a livré un témoignage bouleversant sur le harcèlement subi durant son enfance...

Ce samedi 28 février, Yann-Alrick Mortreuil était l’invité de l’émission "Bel et bien" diffusée sur France 2. Au cours de l’entretien, le danseur professionnel de Danse avec les stars a livré un témoignage bouleversant. Face à Marie Treille-Stefani, il s’est confié sur les années où il a été victime de harcèlement à cause de sa surdité.

Yann-Alrick Mortreuil atteint de surdité dégénérative

Partenaire d’Angélique Angarni-Filopon dans la nouvelle saison du programme de TF1, Yann-Alrick Mortreuil est né avec une surdité dégénérative. Au fil des années, le danseur professionnel a perdu beaucoup d’audition, passant de -40% à -80%. Cette différence lui a valu malheureusement une enfance extrêmement douloureuse au point d’avoir même envisager le pire. "La danse est arrivée très tôt dans ma vie, à l’âge de 4 ans", raconte-t-il, évoquant le clip Thriller de Michael Jackson comme déclic. C’est vers l’âge de 6 ans, que les troubles auditifs du jeune Yann-Alrick ont été détectés par les médecins. "Je faisais toujours répéter mes proches… J’ai été appareillé à 8 ans, et ça a été le plus beau jour de ma vie."

Mais avec cet appareil auditif, Yann-Alrick a été la cible de moquerie de la part de ses camarades de classe."Tous les jours on me ramenait à mon handicap. J’étais aussi harcelé parce que j’étais danseur et là d’où je viens, un petit garçon ça fait du foot"

Yann-Alrick Mortreuil a songé au pire : "J’ai pris un couteau"

Longtemps Yann-Alrick a souffert en silence jusqu’au point de rupture. « J’ai tenté de mettre fin à mes jours. J’ai pris un couteau, je suis allé m’enfermer dans un placard. J’attendais juste d’avoir le courage en moi pour y aller parce que c’était devenu trop cette fois-là", a-t-il confié. "Ma maman m’a trouvé et m’a dit ‘tu ne peux pas faire ça ! Il y a danse’". C’est finalement cette passion qui l’a sauvé. "Parce que toute la journée j’accumulais cette noirceur, cette boule de solitude, de harcèlement… J’appelais ça « ma boule noire », et quand j’allais en salle de répétition, je dansais, je transpirais, ça sortait de moi." a-t-il conclu.

Par
Sarah Ibri