A l’affiche de la série L’Eclipse sur France 2, Claire Keim est de retour aux côtés d’Anne Charrier dans un rôle de gendarme. Agacée par la fascination de certains pour les séries policières, la compagne de Bixente Lizarazu a quand même accepté le rôle. "Quand ‘L’Éclipse’ est arrivée à moi, j’étais encore en tournage sur la saison 2 de ‘Vise le cœur’, une série policière de TF1. J’étais au bout de mes forces. Quand on m’a dit qu’il s’agissait d’une série policière, j’ai d’abord dit non. Il fallait vraiment que je prenne du temps pour moi, que je vive des choses, que je sois un peu en réaction et pas dans l’action", a-t-elle confié dans une interview accordée à nos confrères de Paris Match.
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Claire Keim très en colère
Après avoir répondu à plusieurs questions autour de la série de France 2, l’actrice a avoué que son engagement pour la cause environnementale était quelque peu de l’histoire ancienne. Elle a expliqué : "Il y a vingt ans, dans une interview, je sensibilisais autour de la menace pesant sur la biodiversité du Morvan. Suite à cela, on m’a proposé d’être marraine de la fondation Hulot et j’ai accepté. Aujourd’hui, je suis très en colère. J’ai le sentiment d’avoir participé à une entreprise d’enfumage des gens malgré moi. On sait très bien ce qu’il faut faire pour inverser la tendance. On a les clés, les moyens et les compétences. Ce sont des décisions politiques ! Si elles ne sont pas prises, c’est politique !".
"Je suis en colère parce que j’ai participé à cette espèce de green washing disant ‘coupez l’eau en vous brossant les dents, recyclez vos détritus, ne prenez pas l’avion, ne faites pas ci…’. J’ai participé à cette entreprise de culpabilisation des gens. J’y croyais quand je l’ai fait, parce que moi-même je me disais que je pouvais m’améliorer. J’ai changé des choses dans ma vie, la plupart des gens que je connais aussi. On voit bien que ce n’est pas suffisant", a-t-elle ajouté agacée. Et de regretter le fait que cela ne sert à rien "si au final on n’est pas capable de protéger des zones marines ; si prendre le train reste plus cher que l’avion, si on n’est pas capable de mettre des vraies taxes sur les pollueurs".
Pourquoi l’actrice n’ose-t-elle plus parler d’écologie ?
"Je n’ose plus parler d’écologie parce que, pour moi, je participe à une entreprise d’enfumage des gens. Je ne veux plus faire ça ! Aujourd’hui, je me dis que ma parole n’a servi qu’à faire gagner du temps aux gens qui exploitent la planète, à ceux qui font semblant", s’est insurgée Claire Keim. Si elle songe à s’engager en politique ? Pas vraiment. Elle a ainsi conclu auprès de Paris Match : "Aujourd’hui, ça ne me semble pas possible, notamment de rallier un parti. En revanche, je me rends compte que beaucoup de choses que je fais dans ma vie sont politiques. Quand je fais des mini-actions localement pour essayer d’améliorer les choses, c’est de la politique".