« Quand on grandit avec cette violence on ne se rend même pas compte qu’on est victime, on s’y habitue. »
Cindy Bruna évoque les violences conjugales et ses victimes collatérales sur le plateau de #Quotidien ⬇️ pic.twitter.com/v0k5nJQxmB
— Quotidien (@Qofficiel) June 1, 2022
Il y a quelques jours, Cindy Bruna, mannequin et égérie l’Oréal, montait les marches du Festival de Cannes toute de rose vêtue.
Mais ce mercredi 1er juin, sur le plateau de “Quotidien” sur TMC, c’est d’un sujet bien lourd que la jeune femme est venue parler. La belle de 27 ans vient en effet de sortir un livre intitulé “Le jour où j’ai arrêté d’avoir peur”, un récit évoquant le climat de violences domestiques dans lequel elle-même, sa soeur et surtout sa maman, Éléonore, ont été exposées.
Très populaire sur les réseaux sociaux, Cindy Bruna a défilé pour Gaultier, Calvin Klein, ou encore Chanel. Mais l’enfance de la jeune femme a été marquée par les violences commises par son beau-père pendant des années.
La top model a donc décidé d’utiliser sa notoriété pour s’engager dans la lutte contre les violences faites aux femmes, et s’investit dans l’association”Solidarité Femmes”.
Face à Yann Barthès, elle explique : “J’ai ce sentiment que je vais peut-être perdre ma maman. C’est profond et je me sens complètement impuissante. Je pense que je perds mon insouciance à ce moment-là”.
Elle explique comment l’idée de ce livre est arrivée : “J’ai commencé à vraiment parler à ma mère pendant le confinement. On a continué tout au long de l’écriture et ça a été un moment poignant, compliqué pour elle, parce qu’en plus de se livrer, elle se livrait à moi et je pense que c’est plus difficile de se livrer à sa propre fille.
«Cette violence est sournoise et s’installe petit à petit. Elle est tellement douce et lente qu’on s’y habituerait presque. Ce qui est compliqué, c’est qu’on n’a pas le sentiment, du moins au début, d’être une victime», ajoute-t-elle.
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L’ex ange de Victoria’s Secret a mis du temps à accepter ce statut d’enfant co-victime et à porter cette douloureuse histoire : “Cela fait partie de moi, je la porte tous les jours. Pendant longtemps, j’ai cru que tout allait bien, qu’on était sorti des violences et que le travail était fait. Mais en fait non. Je me dois de trouver une forme de paix»