“C’était le fils de ma nourrice” : Malika Ménard revient sur l’agression sexuelle qu’elle a vécu à l’âge de 5 ans

Publié le 13 septembre 2023 à 6:13
Castel Franck/ABACA
Miss France 2010 est revenue sur le drame qu'elle avait révélé dans son livre en 2020.

En 2020, Malika Ménard dévoilait son premier ouvrage intitulé #FuckLesComplexes, dans lequel elle révélait un lourd secret, celui de l’agression sexuelle dont elle a été victime à l’âge de 5 ans, par un homme âgé d’une trentaine d’années. "C’est à ce moment-là que je demande à ma mère de me couper les cheveux très court et de m’acheter des habits de garçon. Pour ne plus être confrontée à ce genre d’agression", témoignait-elle à nouveau dans Closer.

Ce dimanche 10 septembre 2023, Miss France 2010 était l’invitée d’Avec ou Sans Sucre ?, le podcast d’Inès Vandamme. Cette dernière lui a demandé pourquoi elle avait décidé de témoigner publiquement il y a trois ans dans ce livre sur le rapport des femmes avec leurs corps. Malika Ménard a alors répondu : "Soit tu dis toute la vérité, soit pas. Et le premier rapport que t’as à ton corps… Je suis obligée de dire que j’en ai été un peu dépossédée très jeune. (…) Ça a été très très dur les premières 48 heures parce qu’il y avait beaucoup d’articles et du coup, tu te dis ‘je vais être la victime de service’. Très rapidement, j’ai reçu énormément de messages de mamans qui me disaient qu’elles avaient connu ça avec leur enfant, qu’elles ne savaient pas comment en parler… Donc je me suis dit, dès lors que ça sert au moins à une personne, c’est déjà ça de gagné. Et puis surtout, on réalise à quel point c’est un phénomène hyper fréquent donc il n’y a qu’en en parlant que ça peut faire du bien".

Pourtant, sa maman l’avait incitée à ne pas en parler dans son livre. À l’époque, d’ailleurs, la mère de Malika Ménard n’avait pas porté plainte et refusait d’évoquer le sujet à la maison. "Ma mère, elle vit en Normandie dans une petite commune dans laquelle tout ça s’est passé pour moi, puisque c’était le fils de ma nourrice. Au début, elle me dit ‘non mais ce n’est pas possible, tu ne peux pas dire ça Malika, comment ça va être perçu ?’. Et je lui dis ‘mais le fait même que tu puisses encore te demander comment ça va être perçu, c’est assez inquiétant’. (…) Quelques semaines plus tard, elle m’a dit : ‘le nombre de personnes qui sont mes patients et qui sont venus me dire que leur enfant avait subi des choses similaires, on se serait tous sentis moins seuls avant’", a raconté la Miss France devenue journaliste.

Par
Hugo Mallais