« C’est une tannée psychologique et sociale » : cette activité quotidienne qui impacte Matthieu Delormeau

Publié le 23 février 2023 à 17:40
Wyters Alban/ABACA
Chroniqueur de TPMP (C8), Matthieu Delormeau s'est confié dans un podcast sur son mal-être et les conséquences de ce dernier sur sa vie et son physique.

"Quelle vie quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’un comportement addictif ? Et comment réussir à s’en sortir ?" Voici une partie des questions abordées dans le podcast Addiktion (France Télévisions/Mediawan Digital Studio/Reservoir Prod) de l’addictologue, psychiatre et médecin Laurent Karila. Ce dernier, qui a déjà reçu la chanteuse Rose pour parler de la cocaïne, l’animateur et comédien Thierry Beccaro pour évoquer les médicaments ou encore l’actrice Ariane Séguillon (Demain nous appartient) pour mettre en lumière l’addiction à la nourriture, a aussi donné la parole à Matthieu Delormeau.

Dans cet épisode repéré par nos confrères de TV Mag, le chroniqueur de Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste se livre à cœur ouvert sur la place centrale qu’occupe le sport dans sa vie et pour sa santé mentale. "Ma salle de sport, c’est une séance de psy. J’y vais pour ce que ça va générer chez moi (…) Quand je n’y vais pas, l’effet est immédiat : je me sens moche, irritable et pas joyeux. On a envie de s’isoler, on n’a pas envie d’être vu et d’aller vers les autres", avoue l’ancien animateur et producteur de NRJ12.

Une obligation pour être aimé

C’est lors de ses années en pension, où il a été placé à la mort de sa mère quand il avait 14 ans, que Matthieu Delormeau a pris conscience de l’importance des muscles pour s’en sortir. "Là-bas, les plus grands et les plus forts s’en sortent. Les autres prennent des claques. Je compare ça à la prison, si vous n’avez pas les muscles, vous subissez", souligne celui qui était "maigrichon et complexé". Son regard sur lui-même change à 21 ans lorsqu’il commence le sport. C’est la révélation. En prenant de la masse, il se sent enfin bien dans son corps et séducteur. "J’ai eu le sentiment qu’on a commencé à m’aimer le jour où j’ai fait du sport et que, si j’arrêtais, on ne m’aimerait plus."

"Si j’avais un enfant, je le mettrais à un sport ludique comme le tennis mais pas la salle. Je ferais en sorte qu’il n’ait pas les névroses qui créent un besoin d’y aller. Parce que c’est une tannée psychologique et sociale", ajoute-t-il à propos de cette addiction qu’il a déjà évoquée en février 2022 sur le plateau de TPMP. "On parle de drogues très dures, mais il y a des drogues beaucoup plus sournoises. Je pense par exemple, c’est tout bête, mais moi je faisais tous les jours énormément de sport. Je me sentais très, très bien (…) Le début de ma dépression, c’est un jour, j’ai eu un accident et je n’ai pas pu continuer de faire du sport et c’est là où je suis devenu agressif, anxieux et machin. J’ai totalement chuté", expliquait-il à l’époque.

C.H.

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