De la sphère médicale aux réseaux sociaux, en passant par son propre cercle familial, la chroniqueuse dénonce un vocabulaire violent et des jugements déplacés.
"Gériatrique" : un terme médical qui choque
Devenue maman pour la troisième fois le 23 novembre dernier, Caroline Ithurbide a vécu une grossesse marquée par les critiques. Dans un extrait vidéo diffusé ce dimanche 21 décembre sur le compte Instagram d’Europe 1, la compagne du comédien Polo Anid s’est confiée à Olivier Guenec sur cette période éprouvante.
L’animatrice s’est heurtée à des remarques désobligeantes. Le corps médical lui-même n’a pas été épargné par ses reproches. "Même le corps médical avec la manière dont on parle de cette grossesse. On appelle ça des grossesses gériatriques", a-t-elle révélé, pointant du doigt la terminologie employée pour désigner les maternités survenant après 35 ans.
"J’ai cru au début que c’était une blague ! Vous vous foutez de moi ? ‘Gériatrique’ c’est quand même un terme hyper violent", a-t-elle lancé avec autodérision.
Les modèles d’Isabelle Ithurbide
Pour se protéger des jugements, Caroline Ithurbide confie avoir adopté une stratégie d’évitement. Mais impossible d’ignorer complètement le phénomène : "Mais en tout cas c’est vrai que les gens s’autorisent quand même des réflexions hyper désagréables".
Pour tenir bon, la chroniqueuse s’est appuyée sur des figures féminines qui l’ont précédée. "Il y a des femmes avant moi qui étaient un peu mes héroïnes comme Virginie Efira ou Adriana Karembeu, qui ont eu leur bébé aussi à 46 ans. Je les trouvais hyper belles enceintes", confie-t-elle avec émotion.
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Face à cette situation, elle s’étonne du manque de solidarité féminine. "Je suis étonnée qu’on ne soit pas plus nombreuses à dire : ‘Est-ce qu’on peut ne pas parler de nous comme ça ?’ Parce que c’est vrai que c’est quand même un petit peu insultant", déplore l’animatrice.
Un combat qui commence en famille
Les remarques n’ont pas épargné son cercle proche. "Même dans ma famille, il y a eu cette petite interrogation ou en tout cas ces petites remarques où on te dit : ‘Ah ben dis donc, tu as vraiment du courage ! Tu n’as pas peur d’avoir un problème ?’", raconte Caroline Ithurbide.
Son message est clair : il est temps de transformer la perception des grossesses tardives. "Ce serait bien qu’on réhabilite le truc de la grossesse un peu tardive comme quelque chose de joli et un peu merveilleux. Et pas juste un truc inquiétant qui fait flipper", conclut la mère de famille.