Une affaire de famille. À partir du 12 janvier 2023, le public pourra retrouver Gérard Jugnot et son fils Arthur sur la scène du théâtre Édouard VII, à Paris. Les deux comédiens sont à l’affiche de la pièce Le Jour du kiwi, de Laëtitia Colombani et mise en scène par Ladislas Chollat. Gérard Jugnot y interprète Barnabé Leroux, un retraité maniaque, obsessionnel et procédurier. Veuf, il mène une vie de solitaire et ne voit que très rarement Benoit son fils unique. Mais une simple anomalie dans son quotidien va tout bouleverser.
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Ce lundi 19 décembre, Gérard Jugnot était invité de l’émission En Aparté, diffusée sur Canal+. L’occasion pour le comédien et ancien membre du Splendid de se confier sur le fait de travailler avec son fils Arthur. Pour Gérard Jugnot, cette collaboration sur les planches arrive au bon moment. "J’ai attendu quand même que lui puisse avoir une vraie légitimité car, dans le théâtre il a fait beaucoup de choses. Il dirige trois ou quatre théâtres. Il met en scène. Il déborde d’activité", commence-t-il. Malgré leurs liens du sang, le quotidien n’est pas forcément de tout repos, comme l’explique l’interprète de Bernard Morin dans Les Bronzés.
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"C’est compliqué, les choses se mélangent. S’il foire un truc, ou s’il ne joue pas comme j’aurais aimé, ça m’énerve", explique-t-il. Gérard Jugnot le reconnait, sa "maniaquerie" est en partie responsable de ces petits accrochages finalement sans conséquences. "Ça se termine toujours par ‘ta loge est mal rangée. Qu’est-ce que t’as bouffé ce midi ? Encore des saloperies.’ Ce sont des trucs de père et de fils", ajoute-t-il. Gérard Jugnot termine enfin en exprimant sa joie de pouvoir jouer avec son fils sur une scène de théâtre. "C’est assez touchant de pouvoir faire ça", confie-t-il.
Aurélien Gaucher