C’est un défi de taille que se lance Alice Detollenaere. La compagne de l’ancien nageur Camille Lacourt va participer au Défi d’Elles de Saint-Tropez, un raid de trois jours qui comprend 46km de course, de nage, de vélo ou de canoë. En collaboration avec l’association Keep A Breast, ce challenge veut mettre en lumière la prévention autour du cancer du sein. La jeune femme, qui a été touchée par cette maladie et qui est désormais guérie grâce à une double ablation, s’est exprimée dans les colonnes de nos confrères du Parisien. Elle explique comment le sport l’a aidée dans sa reconstruction et pourquoi la prévention est indispensable. "Les Défis d’Elles font sens avec ma vie car ils s’associent avec ‘Keep A Breast’, une association qui œuvre pour la prévention du cancer du sein", a-t-elle indiqué en préambule. "Le but est d’encourager les femmes qui vivent ou viennent de terminer leur traitement à se dépasser, à trouver des ressources. Le dépassement de soi, les épreuves en binôme, cela me ressemble beaucoup. Et si ça permet de faire de la prévention et de pousser les femmes à faire de l’autopalpation, c’est génial, parce que c’est ce qui m’a sauvé la vie", a-t-elle continué. Elle assure que le sport, "que ce soit pendant et après la maladie", a tenu pour elle une "place centrale".
À lire également
Camille Lacourt papa : sa compagne Alice Detollenaere a accouché d’un petit garçon !
"Je suis ambassadrice pour l’Institut Gustave Roussy, qui est le premier centre de lutte contre le cancer en Europe, et je remarque que l’on préconise de plus en plus l’exercice physique. Il y a quelques années, il ne fallait surtout pas en parler mais on souligne maintenant qu’il y a plus de bienfaits positifs que négatifs si c’est encadré et contrôlé. Quand j’ai repris le sport après ma double ablation, cela a été un moment fort. La première fois que j’ai recouru, j’ai pleuré. Le sport permet de retrouver des sensations", a assuré Alice Detollenaere. Elle révèle aussi les bienfaits que peut avoir la pratique du sport dans le processus de reconstruction. "En ce moment, il y a beaucoup d’essais cliniques qui sont effectués à propos de l’élimination de la toxicité des traitements par l’exercice. Ça permet au corps de ne pas s’ankyloser, de ne pas se démobiliser parce que la perte musculaire pendant les traitements est très importante. Et revenir à ce qu’on était avant est très long donc il faut essayer de s’entretenir. Et il ne faut pas oublier les bienfaits psychologiques, qui sont évidents", a expliqué la maman de Marius. Pour conclure, elle a tenu à révéler que même lors du traitement, il était possible de faire du sport, à condition que cela soit étudié avec son médecin.
L.C