Il y a quelques jours, dans une tribune publiée par le Point, l’avocat Richard Malka invitait les journalistes à soutenir Ophélie Meunier, qui vient d’être placée sous protection policière après la diffusion du numéro de Zone interdite tourné à Roubaix sur l’islam radical.
Pour que le sujet ne devienne pas tabou, il avait invité les médias à rediffuser le reportage, en signe de soutien. Dans ce contexte très tendu, ce 2 février, la journaliste Elisabeth Levy a fait un terrible aveu d’impuissance, dans l’émission de Jean-Marc Morandini. Sur CNews, la patronne du magazine Causeur a avoué qu’elle avait renoncé à publier un papier, par crainte des menaces de mort.
Elle qui s’est d’abord défendu en expliquant qu’il ne s’agissait aucunement d’un "article qui parle de l’islamisme" a toutefois admis : "l’article en question était un article sur Mila". Elisabeth Levy a même détaillé : "C’était un article blasphématoire, nerveusement blasphématoire. Il reprenait les propos de Mila sur le prophète. C’était une façon de montrer ‘voilà ce que nous avons le droit de faire. Nous sommes en France’".
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Et si elle l’a "beaucoup aimé", elle a toutefois pris la décision de ne pas l’imprimer sur papier, par crainte de "mettre en danger les journalistes de sa rédaction", "ni même la mienne", a-t-elle dit. Et d’ajouter : "Ils ne veulent pas vivre entre deux policiers toute la journée".
Parce qu’aujourd’hui, ce choix la "hante" toujours, qu’elle est "triste" et "pas fière" d’avoir fait preuve de "lâcheté" et "d’autocensure", Elisabeth Levy en a appelé à tous les médias. "S’ils veulent publier cet article avec moi, bien sûr que je le publierai" promet-elle.
F.A