"Comédien en perte de vitesse, Stéphane débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny, une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !". Cette histoire est celle du film Avignon de Johann Dionnet qui sort le 18 juin prochain. "En découvrant le scénario, il m’a instantanément parlé pour une simple et bonne raison : avec les filles, j’ai souvent été un Calimero !", a avoué Baptiste Lecaplain, le héros du film, à VSD.
Baptiste Lecaplain sur sa technique de drague à l’adolescence
Le comédien, qui partage l’affiche de cette comédie primée au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez avec Elisa Erka, Lyes Salem et Alison Wheeler, est allé plus loin en expliquant pourquoi il se qualifiait lui-même de Calimero en amour. "Adolescent, voire jeune adulte, j’étais transi d’amour pour des filles qui ne voulaient pas de moi et qui me le faisaient comprendre… A l’époque, j’avais une théorie bizarre, je pensais qu’elles étaient des châteaux forts et qu’il fallait les assiéger pour qu’elles se rendent compte de l’évidence. Je suis resté amoureux de l’une d’elles quatre années durant, en vain", a-t-il ainsi raconté. Mais Baptiste Lecaplain est aussi touché par le manque de reconnaissance dont souffre son personnage dans sa vie professionnelle. "On a tous eu dans notre carrière, à un moment, l’impression de ne pas être à notre place, de ne pas être vu par les bonnes personnes, de ne pas avoir plu au bon metteur en scène".
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Le gros regret de Baptiste Lecaplain dans sa carrière
"A la différence du personnage, je n’ai jamais eu aucune ambition en matière de comédie. Ma passion, c’était le one-man show", a souligné le principal intéressé en que le cinéma est "venu à lui lorsque son futur agent a découvert son spectacle". A cœur ouvert, il est revenu sur l’un de ses grands regrets au cinéma : avoir refusé un film qui a fait près de 1,4 million d’entrées au box-office. "Il y a une dizaine d’années, j’avais refusé Vingt ans d’écart (film qui rassemblait finalement Virginie Efira et Pierre Niney, ndlr) et je m’en mords encore un peu les doigts… Du coup je me demandais si l’opportunité de jouer dans une comédie romantique allait revenir ou pas. Franchement, ça valait le coup d’attendre".