En décembre dernier, Artus s’est confié à nos confrères du magazine Têtu au sujet des critiques qu’il a pu entendre ça et là concerne son film "Un p’tit truc en plus", véritable carton au cinéma. A la question de nos confrères qui lui demandaient ce qu’il répond "à ceux qui objectent que, sous couvert d’inclusivité, [il réduit] les acteurs de [son] film à leur handicap pour faire rire", il avait répondu : "Mais ils sont comme ça ! Arnaud Toupense est porteur de trisomie 21, c’est sa vraie façon de parler. Je ne vais pas faire de post-synchro et rajouter une autre voix par-dessus !". Agacé, le réalisateur avait poursuivi : "Ça fait 30 ans qu’il n’y avait pas eu de film sur le handicap avec des personnes réellement en situation de handicap. Donc oui, je préfère les montrer tels quels que ne pas les montrer. Je ne dis pas que ça changera tout mais je sais que ce film a déjà changé la vie de mes onze acteurs".
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Artus a tenu parole
"Et je reçois beaucoup de témoignages, dont celui d’un père qui m’a dit qu’avant les gens se moquaient de sa petite fille trisomique, et qu’elle est aujourd’hui la reine du village. C’est déjà beaucoup", avait-il alors conclu serein. Le 30 janvier dernier, l’humoriste a tenu parole en lançant sa fondation baptisée "Un p’tit truc en plus" avec laquelle il fera appel aux dons pour bâtir des maisons de vacances. Les fonds recueillis serviront notamment à "construire ou à réhabiliter" des lieux qui accueilleront des personnes avec un handicap mental, comme la trisomie, ou un trouble du neurodéveloppement comme l’autisme, rapportent nos confrères du Parisien. Puis Artus d’expliquer dans un entretien à l’AFP que la construction d’une première maison est prévue puis "si le public suit dans cette aventure, plusieurs pour différents handicaps".
Une fondation sous l’égide d’une autre
"Malheureusement, les lieux qui reçoivent les personnes handicapées sont souvent un peu froids. J’ai envie de lieux vraiment beaux, chaleureux, avec de belles chambres", a-t-il également expliqué. La fondation "Un P’tit truc en plus" sera sous l’égide de la Fondation Perce-Neige, créée par l’acteur Lino Ventura, dont la fille Linda, pour qui il avait créé cette association pour des enfants "pas comme les autres" est récemment décédée. Christophe Lasserre-Ventura, président de la Fondation a commenté ainsi cette collaboration : "Artus, homme de cinéma, fait écho à l’histoire de mon grand-père". Le président de la Fondation Perce-Neige a indiqué, comme le rapporte Le Parisien, que "la fondation a reçu une première mise de fonds de 300 000 euros, abondée à parts égales par Artus, les producteurs et les distributeurs du film". Une belle aventure qui commence !