Le 18 avril dernier, Matthieu Lartot a annoncé sur son compte Instagram avoir subi une rechute de son cancer du genou : "Je suis aujourd’hui contraint de m’éloigner de l’antenne pour remonter sur le ring et combattre le cancer une deuxième fois !" Le spécialiste du rugby sur France Télévisions avait déjà eu affaire à cette maladie lors de son adolescence : "26 ans après, l’histoire bégaie malheureusement. Il y avait 1 à 5% de chance que ça arrive et c’est arrivé. Ça va secouer très fort mais je suis prêt et très bien entouré." Le lendemain, dans Le Parisien, le journaliste de 43 ans s’était confié sur son combat et sur le protocole qui l’attendait : "C’est un sarcome, une tumeur rare et agressive qui touche les parties molles. Elle est revenue dans le genou après de longues années. (…) Il y aura dans un premier temps de la chimiothérapie. Et puis dans un second, une opération assez lourde sur le membre malade."
Ce dimanche 23 avril, à l’occasion d’un entretien accordé au Midi Olympique, Matthieu Lartot a révélé la nouvelle une étape difficile à laquelle il devait faire face dans sa lutte contre le cancer : "Après la chimio, les chirurgiens vont devoir m’amputer de ma jambe droite : c’est une question de survie. Derrière ça, il faudra réapprendre à marcher et c’est un sacré challenge." Cette intervention cruciale devrait intervenir dans les semaines à venir : "Je commence la chimio ce lundi (24 avril). Derrière ça, j’aurai trois semaines pour me refaire l’immunité que m’auront saccagée les premiers médicaments. Après, ce sera l’acte chirurgical (l’amputation) et enfin, l’appareillage et la rééducation. Je me donne tout l’été pour m’acclimater à ma nouvelle mobilité et pouvoir à ce terme assister au match d’ouverture de la Coupe du monde en tant que supporter du XV de France. Le seul objectif que je me fixe, c’est d’être debout, quoi."
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"Honnêtement, je le prends comme une libération", poursuit Matthieu Lartot, préparé psychologiquement à perdre sa jambe depuis un long moment. "Ce travail, il y a d’ailleurs des années que je le fais dans ma tête. La prothèse que j’ai depuis 25 ans a une durée limitée et ma jambe était trop abîmée pour en avoir une autre. Je savais donc que l’amputation arriverait tôt ou tard. Mais entre s’y préparer psychologiquement et se réveiller après l’opération avec un membre en moins, il y a un fossé que je ne maîtrise pas… Mais l’important, c’est le combat pour la vie ; ce n’est pas de garder ou pas ma jambe."
Malgré la dureté des choses, Matthieu Lartot relativise et voit du positif dans sa nouvelle vie après son opération : "Si je ne me mets pas en short devant les gens, personne ne verra la différence. Et puis surtout, je serai moins handicapé que je ne le suis aujourd’hui. Il existe des genoux biomécaniques qui me permettront peut-être de faire du vélo, du ski et des trucs que je n’ai jamais pu faire avec mes enfants… Et puis, le faire de pouvoir enfin me mettre à genoux me poussera peut-être à redemander ma femme en mariage, allez savoir…"
N.O