France 2 diffuse aujourd’hui un nouveau numéro inédit d’Un dimanche à la campagne avec parmi les invités Alain Chamfort. Celui qui arrête sa carrière est revenu sur son enfance avec une mère "très protectrice, très présente, très enveloppante, très aimante". "Et moi, j’étais un peu fragile, j’avais des soucis de santé, donc ça me convenait bien", a-t-il ajouté, puisqu’il avait depuis la naissance des difficultés respiratoires. Mais à l’âge de 4 ans, alors que ses parents préparent leur déménagement de Clichy à Eaubonne dans le Val-d’Oise, ces derniers décident de l’envoyer dans un centre de santé, pour le soigner, avec sa soeur âgée de trois ans de plus que lui.
Alain Chamfort : son traumatisme d’enfance
"C’était un centre d’accueil pour enfants un peu fragiles. Ma soeur n’avait pas de problèmes de santé, mais il était prévu qu’elle s’occupe de moi. On est partis pendant six mois, à Hendaye, j’avais quatre ans. Et arrivés sur place, il y a des infirmières qui nous séparent. Donc c’était un peu brutal, j’étais évidemment malheureux", se souvient l’artiste. Pour tenir le coup et "s’anesthésier de son environnent", Alain Chamfort n’a eu d’autre choix que de "construire un monde imaginaire, vivre dans sa petite bulle", a-t-il raconté à Frédéric Lopez, expliquant qu’à la même période, il avait développé une passion et un talent pour le piano.
Un premier pas vers la musique
Ce traumatisme d’enfance lui a inspiré la chanson La plainte du blessé léger dans l’album Personne n’est parfait publié en 1997. En avril dernier, le chanteur avait déjà évoqué ce douloureux souvenir dans les colonnes de La Tribune Dimanche. "On nous a séparés dès notre arrivée. À l’époque, on ne mélangeait pas les filles et les garçons. D’un seul coup, je me retrouve sans mes parents, sans ma soeur, sans repères au milieu d’infirmières ni diplomates ni pédagogues, d’enfants malades parfois paralysés. Un changement horrible. Il a fallu que je m’invente un imaginaire pour me consoler. (…) La musique a dû jouer un rôle à l’époque, inconsciemment. L’idée était déjà de se construire une espèce de protection", a expliqué celui qui a lutté contre un cancer des os ces dernières années.