Depuis de longs mois, Gérard Depardieu est visé par plusieurs plaintes pour pour viols et agressions sexuelles. Le comédien français s’est également retrouvé dans la polémique suite à la diffusion d’un numéro de Complément d’enquête (France 2). Une séquence a particulièrement fait couler beaucoup d’encre. Lors d’un voyage en Corée du Nord, Gérard Depardieu aperçoit une fillette sur un cheval. "Si jamais elle galope, elle jouit. C’est bien ma fifille, continue ! Tu vois elle se gratte là", déclare-t-il. Depuis la diffusion de l’émission, une longue bataille judiciaire a été entamée entre l’acteur et la société de production Hikari, qui a réalisé le documentaire, autour du montage et de la véracité de ces propos.
Peu après la diffusion de Complément d’enquête, Patrick Chesnais était intervenu sur BFMTV en décembre 2023. "On peut ne pas être d’accord, être choqué, dire que ce n’est pas bien… D’accord. Mais ça ne tombe ni dans la justice ni dans la morale non plus. Ce n’est pas une question de morale. C’est une question de bien se tenir. Gérard Depardieu se tient bien dans ses films parce que c’est un grand acteur, mais pour le reste il ne se tient pas forcément bien", déclarait-il. Une sortie qui avait valu au comédien de 78 ans de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.
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Affaire Depardieu : Patrick Chesnais déplore un "lynchage" et une "hystérie"
Ce mercredi 12 février, Patrick Chesnais était invité de l’émission Le Figaro la nuit. Lors de cet entretien, l’acteur est revenu sur la polémique provoquée par ses déclarations sur BFMTV. "Est-ce que je fais attention à ce que je dis à la télévision ? Non. Je m’en fous. Franchement. Je ne vais pas aller en prison", a-t-il commencé. Patrick Chesnais confirme alors son point de vue : comme toute personne accusée, Gérard Depardieu a le droit à la présomption d’innocence. Le comédien déplore cependant la place prise par le tribunal médiatique dans la société actuelle.
"Maintenant on est condamné avant d’avoir fait quoi que ce soit. Alors on va dire que la justice est trop lente, le lynchage médiatique et le commentaire font la loi… Ça va être la jungle très vite. Il y a une sorte de tyrannie, de totalitarisme. C’est contre ça que je m’étais exprimé. Mais tant pis pour ceux qui se déchaînent contre ça. On peut défendre des causes en ayant une attitude forte. Là ce n’est pas le cas, c’est petit bras. On peut ne pas être d’accord mais le lynchage, le déchaînement, l’hystérie… Ce n’est pas mon truc", explique-t-il.