En mai dernier, Adriana Karembeu a sorti un livre baptisé Libre. Elle y a notamment dévoilé avoir été victime d’une tentative de viol en 2010, par un "célèbre réalisateur". "J’ai la naïveté de ne pas me méfier car c’est l’après-midi. Je sonne à sa porte. Le réalisateur, qui a déjà plusieurs films à son actif, m’accueille avec un sourire, m’invite à entrer et à m’asseoir", a-t-elle écrit avant de raconter que l’homme s’est jeté brutalement sur elle en l’embrassant "violemment". "Je sens sa salive sur mon visage et ma poitrine. J’ai 35 ans, et j’ai puisé la force nécessaire pour repousser cet infâme prédateur et m’enfuir […] Si j’avais eu 20 ans, je pense que j’aurais été plus profondément affectée", a-t-elle également confié.
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Adriana Karembeu revient sur son agression sexuelle
Invitée du podcast "L’Intimiste" de Michel Cymes, le 26 septembre dernier, Adriana Karembeu est revenue sur cet événement douloureux et sur la façon dont elle a fait le choix de le "balayer" de sa mémoire. Elle a d’abord expliqué avoir fait le choix de rédiger ce libre pour raconter son histoire à sa fille Nina. "Je l’ai eue très tard. Je l’ai eue à 46 ans et on ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie. Un jour elle l’ouvrira et elle découvrira des choses sur sa maman. C’est vraiment mon histoire et pour comprendre le présent, il faut connaître le passé", a-t-elle justifié.
Et de revenir sur son agression : "Ça m’est revenu à l’esprit tardivement, pratiquement au moment où j’ai commencé à écrire le livre. C’est encore plus dramatique car j’ai vraiment balayé cette histoire. Cette histoire, c’est une agression. Ce n’est pas un viol mais c’est une agression sexuelle que moi, j’ai balayée. Parce qu’à l’époque, je me suis dit : ‘Je suis une belle meuf, donc c’est normal que ça m’arrive’. Mais cette phrase est tellement horrible".
Elle s’est alors posé une question lourde de sens… "Si ma fille vivait ça, elle serait aussi obligée de le balayer ?", s’est-elle demandé. Et de reprendre : "Je ne suis pas d’accord. C’est beaucoup trop injuste. Aujourd’hui, j’ai honte et je suis en colère de ne pas l’avoir dit, car il (son agresseur, NDLR) a sûrement fait ça à quelqu’un d’autre. C’est pour ça que j’en parle et c’est dommage que je ne me souvienne pas qui était ce mec. Mais c’est quelque chose qui ne m’a pas dérangé à l’époque parce que j’avais assez de force pour prendre une douche et oublier".