Ce jeudi 11 juillet 2024, BFMTV organisait un débat en direct sur le thème "La bataille de Matignon", alors qu’Emmanuel Macron venait d’affirmer dans sa lettre qu’il confiait à nouveau, dans un premier temps, le gouvernement à Gabriel Attal. Cette décision suscite une grande controverse alors que le parti Renaissance n’a pas remporté les élections législatives causées par la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron. Alors que le Nouveau Front Populaire n’avait pas encore désigné sa Première ministre (Huguette Bello, ndlr), Emmanuel Macron annonce qu’il ne remplacera Gabriel Attal qu’après les Jeux Olympiques, tandis que de nombreux visages de Renaissance préviennent qu’une motion de censure sera activée pour empêcher un représentant de La France Insoumise d’accéder au poste de Premier ministre.
Charles Consigny outré par Emmanuel Macron et ses députés
"Pourquoi nous avoir envoyé aux urnes si au final, le président ne tient pas compte des résultats ?", a demandé une téléspectatrice de BFMTV lors du débat à Caroline Yadan, députée Renaissance de la 8ème circonscription des Français à l’étranger. "Ce n’est pas parce qu’on attend qu’on ne tient pas compte des résultats. On peut attendre, après les JO", a répondu cette dernière, suscitant l’indignation de Charles Consigny, qui l’a interrompue. "Incroyable ! Après les JO… Mais attendez, Madame la députée. Premièrement, les JO ne sont pas dans la Constitution ! Donc vous êtes gentille, le pays ne vous appartient pas, à la Macronie. Le pays appartient aux Français ! Quand les Français votent deux fois, et que par deux fois ils disent qu’ils veulent changer d’équipe, vous devez vous soumettre aux jugements des Français. C’est ça la démocratie ! (…). Deuxièmement, on voit bien que cette histoire de France insoumise, c’est un prétexte, en réalité. C’est un prétexte que vous avez inventé pour temporiser !", a réagi le polémiste, qui n’a eu que trente secondes de temps de parole avant que Christophe Barbier et Caroline Yadan ne se révoltent dans un brouhaha à peine audible.
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Cette dernière a alors fortement haussé le ton a refusé de laisser son interlocuteur terminer son raisonnement en s’écriant : "Excusez-moi ! Non, non ! Soyez gentil ! Ce n’est pas parce que vous employez un ton péremptoire que vous avez forcément raison, cher monsieur ! Je vais vous dire ce qui me dérange. D’abord, je fais ce que je veux ! À partir du moment où vous employez ce ton avec moi, j’estime que j’ai le droit de prendre la parole (…) ! Vous faites une loghorrée, un monologue depuis tout à l’heure et vous avez vos règles !". Un comportement qui, aux yeux de Charles Consigny, a confirmé son propre point de vue : "Je vois que vous avez du mal avec la démocratie que ce soit dans les scrutins ou dans le débat public".