Première invitée de La France dans les yeux, la nouvelle émission de BFM TV dans laquelle un candidat répond aux questions d’un panel d’une cinquantaine de Français, Valérie Pécresse a posé ses conditions pour prendre part à ce rendez-vous. En découvrant que le parquet de Paris avait ouvert une enquête sur les accusations touchant Jean-Jacques Bourdin (pour rappel, une ancienne journaliste de RMC l’accuse de tentative d’agression sexuelle), la candidate des Républicains à l’élection présidentielle 2022 a conditionné sa venue à la possibilité de pouvoir évoquer publiquement cette affaire touchant le journaliste politique.
Valérie Pécresse a ainsi commenté ces accusations dès les premières minutes de La France dans les yeux. « Je me suis clairement posée la question de ma participation à cette émission ce soir. Alors je sais qu’il conteste fermement ces faits. Et bien sûr, c’est à la justice de les trancher et je respecte la présomption d’innocence à laquelle chacun de nos compatriotes a le droit. Et je voudrais le dire très clairement : Si ces accusations sont avérées, elles sont graves et elles doivent être condamnées », a-t-elle ainsi affirmé face à Jean-Jacques Bourdin. Justifiant sa présence malgré tout dans l’émission, la candidate LR a affirmé qu’elle avait confirmé sa venue « par respect pour les Français réunis pour lui poser des questions préparées depuis une semaine ».
Soulignant que le « harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes sont un combat personnel pour elle », Valérie Pécresse a prévenu que si elle était élue dans quelques mois, elle ne « laisserait plus aucune femme avoir peur de porter plainte ». « La loi du silence, c’est fini », a-t-elle clamé en accusant la société d’avoir « regardé ailleurs, fermé les yeux et cherché à minimiser pendant trop longtemps ». « Trop de femmes ont eu peur pendant longtemps de porter plainte. (…) Pour que la parole se libère, il faut que les femmes se sentent soutenues. Et avec moi, elles le seront », a-t-elle ajouté sur le sujet.
Face à la mise en garde de Valérie Pécresse, Jean-Jacques Bourdin n’a fait qu’un court commentaire pour démentir les faits dont la plaignante l’accuse. « J’ai décidé de ne pas m’exprimer à ce sujet. Mais je conteste les faits rapportés par la presse et je laisse la justice faire son travail », a-t-il simplement déclaré.
À lire également
Clara Kolodny