Ce 15 décembre, lors de son grand entretien avec Audrey Crespo-Mara (TF1) et Darius Rochebin (LCI), Emmanuel Macron est revenu sur les moments forts de son quinquennat, et notamment sur le scandale de l’affaire Benalla. Pour rappel, cette dernière est née à l’été 2018, quand ce chargé de mission au cabinet présidentiel s’était vu accusé d’avoir usurpé la fonction de policier, interpellé et violenté un couple de personnes qui avait lancé des projectiles sur des CRS, en marge d’une manifestation du 1er mai à Paris.
Tandis qu’Alexandre Benalla a été condamné le 5 novembre dernier à trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique par le tribunal correctionnel de Paris, le président de la République, lui, a estimé qu’il ne s’agissait aucunement d’une "affaire d’État". A propos de ce "moment très pénible et très difficile", il a jugé ce 15 décembre : "ce fut plutôt une affaire d’été" (reprenant une formule déjà utilisée par Alexandre Benalla lui-même). Et pour cause, demande le président : "Qu’est-ce qu’il en est sorti ? Ça a fait pschitt…"
Pour lui, "Alexandre Benalla n’a pas été protégé au-delà de ce qu’il devait l’être. Il a été sanctionné administrativement puis exclu de l’Élysée. Il y a ensuite eu une procédure judiciaire qui a suivi son cours". De fait, estime le président, "il a été établi qu’il n’y avait pas un système parallèle" dans lequel "l’État est mis en cause".
"Ce n’est pas ce que j’appelle une affaire d’État" a donc conclu Emmanuel Macron qui a par ailleurs pointé du doigt une manœuvre de déstabilisation contre lui, lancée par Mediapart. Il a en effet expliqué aux journalistes de la première chaîne : "ce n’est pas Alexandre Benalla qui est attaqué à l’été 2018 par les oppositions, c’est votre serviteur".
Au même moment, Alexandre Benalla et sa femme, ont été interpellés ce 14 décembre et placés en garde-à-vue pour des "suspicions de blanchiment de fraude fiscale aggravée, de faux et usage de faux, d’abus de biens sociaux, de trafic d’influence et de corruption" dans un autre dossier. Ils sont sortis libres ce 15 décembre, et n’ont pas été mis en examen, tandis qu’une enquête préliminaire se poursuit.
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F.A