Le 5 mars dernier, les dirigeants du tribunal judiciaire de Marseille ont alerté l’État français sur le narcotrafic. Constatant une "explosion des assassinats en bande organisée" qui ont plus que doublé entre 2020 et 2023, ils ont mis en lumière l’âge particulièrement jeune des victimes qui sont "en bas de l’échelle du trafic" et ont jugé "indispensable de mettre un plan Marshall en oeuvre". Une faculté d’une université de Marseille a même failli fermer avant de recevoir un renfort policier. La demande des magistrats va-t-elle être entendue ? C’est la question qui a été posée à Gabriel Attal ce vendredi 8 mars dans C à Vous sur France 5.
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"On a des résultats, notamment grâce aux opérations ‘Place nette’ qui se multiplient (…), qui nous permettent de rendre des quartiers à des français qui les avaient perdus parce qu’ils étaient tenus par les trafiquants", a d’abord répondu kle Premier ministre, avant d’aborder la question du nombre de postes de magistrats et de greffiers. "Je vous confirme qu’on va continuer à en créer, vu les budgets en très forte augmentation du ministère de la Justice pour aller encore plus vite", a-t-il expliqué. Le politicien a ensuite annoncé qu’un "nouveau plan Stup" sera présenté par le gouvernement au printemps 2024 avec de "nouvelles mesures pour aller encore plus loin" dans le démantèlement des trafics. Ces promesses ont consterné Patrick Cohen, qui est intervenu : "Mais c’est désespérant, quand même ! On a vu l’effort consacré par l’État à Marseille, les visites répétée d’Emmanuel Macron, les annonces faites par Gérald Darmanin qui y a passé plusieurs jours… On se souvient de tout ça et on a l’impression que c’est rien, ou qu’on a construit sur du sable !". Gabriel Attal a alors répondu : "On n’a jamais démantelé autant de points de deal en France. (…) Il y a encore des quartiers tenus par le trafic et les trafiquants, ce qui met en danger tout le monde. (…) Il faut faire reculer la consommation pour faire reculer les trafics".