Babette de Rozières avait rejoint les rangs de Valérie Pécresse lors de la campagne des régionales en 2015, mais après six années de soutien, la cheffe engagée ne cache pas sa déception. Dans Morandini Live sur CNEWS ce mardi 8 mars, celle-ci a expliqué avoir décidé de quitter le navire lorsque Valérie Pécresse a planté le Salon de la gastronomie des Outre-mer à la dernière minute à la fin du mois de janvier : "En juillet, elle m’avait laissé entendre qu’il n’y avait pas de voix aux Outre-mer. Moi, j’ai rigolé un peu. Et au fil du temps, j’ai constaté qu’il n’y a pas une seule ligne sur les Outre-mer. Ça m’a interpellé. (…) Je ne suis pas écoutée. Je me suis dit : ‘Non. Ce n’est pas possible que je suive Valérie dans cette voie là’. (…) J’ai l’impression qu’elle méprise les Outre-mer. J’ai décidé non seulement de ne pas soutenir Valérie, mais je dirai aussi à mes compatriotes de ne pas le faire".
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Mais cela est loin d’être la seule raison de cet abandon. En effet, depuis le début de la course à la présidentielle, Babette de Rozières ne s’est pas retrouvée dans la campagne de la représentante des Républicains. Une campagne qu’elle considère "tout à fait hors-sol, avec un directeur de campagne (Patrick Stefanini, ndlr) est complètement nul". Elle ajoute : "Ça n’a ni queue, ni tête. On ne comprend rien. On communique uniquement par WhatsApp, ça ne m’intéresse pas ! Moi, je veux de la sincérité dans une campagne. Et surtout, il faut de la loyauté. Ce n’est pas parce qu’on est en campagne qu’il faut dénigrer les adversaires à tou bout de champ et ne pas parler de son programme. Il y a plein de choses comme ça qui ne m’ont pas plues".
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Ne sachant pas encore pour qui elle votera, Babette de Rozières n’est pas la première personnalité politique à avoir retiré son soutien à la présidente de l’Île-de-France : "L’équipe de Valérie Pécresse n’est pas au niveau. Il y a des personnes autour d’elle qui pensent exactement la même chose que moi, mais qui n’osent pas le dire. Quand on veut avoir un champion, il faut un bon entraineur. Elle a choisi un canard boiteux. Elle en subit les conséquences". Un avis partagé par Rachida Dati, qui a rhabillé Patrick Stefanini pour l’hiver, tout comme le vice-président des Républicains Gilles Platret, qui estime que le directeur de campagne de Valérie Pécresse "est un énorme problème", comme il l’a affirmé sur CNEWS après avoir remercié Babette de Rozières pour "sa sincérité".
Hugo Mallais