"Croquignolesque", "Poudre de perlimpinpin", "Galimatias". Emmanuel Macron nous a habitués à un lexique très riche et d’un autre temps, depuis le début de son mandat, il y a 4 ans. Ce 3 septembre, Pascal Praud, qui n’est pourtant pas son plus grand supporter, s’est moqué du vocabulaire utilisé par le chef de l’État au cours de son discours à Marseille, la veille.
Il a estimé que le mari de Brigitte Macron "jouait au Scrabble", avec "des mots comptent triple" comme "palimpseste". Il a également encouragé ses téléspectateurs – "à vos dictionnaires" – à chercher les définitions exactes des termes. Et de sourire : "en cette rentrée scolaire, apprends des mots nouveaux avec le président de la République !"
Au cours de cette allocution, Emmanuel Macron a jugé que Marseille, "ville pleine d’énergie" devait "se libérer de cette bogue". Il a également lancé : "il n’y a plus de thaumaturge", "assez des chicayas locaux". Et Pascal Praud, en bon maître d’école, n’a pas résisté à corriger cette dernière expression : "erreur monsieur le président, c’est un nom féminin".
Heureusement, l’animateur qui ne cache pas sa nostalgie pour l’école d’autrefois, a finalement félicité le président de la République pour ses mots. Il l’a complimenté : "parler avec des mots savants, c’est respecter son interlocuteur, c’est ne pas prendre les gens pour des bas du front, des incultes, ou des qui ne sont pas capables de comprendre". Pascal Praud a conclu l’introduction de son émission en prononçant : "Cujus regio, ejus religio", une maxime latine qui signifie "tel Prince, telle religion". "Je vous laisse traduire" a-t-il simplifié.
F.A