Après avoir soutenu le projet de centre d’accueil pour migrants, le maire de Saint-Brévin a été la cible d’une attaque violente : son domicile a été incendié, le poussant à démissionner dans la fouler. "Est-ce que vous vous dites ‘On a contribué à ce climat de violence politique’ ?", a donc demandé Benjamin Duhamel à Marion Maréchal dans le Face à face de BFMTV ce vendredi 19 mai 2023.
"Vous ne vous en sortez pas ! C’est moi que vous mettez sur le banc d’accusation ? Parce que je me fais aujourd’hui le porte-voix des Français qui refusent l’immigration dans ce pays ? Je ne supporte pas ces accusations en direct ! Je la trouve odieuse !", a riposté la vice-présidente de Reconquête.
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"Mais madame Maréchal, je ne parle pas du sujet migratoire sur le fond. Je parle de vos méthodes ! Le 30 mars, huit jours après l’incendie du domicile du maire de Saint-Brévin, un courrier signé Eric Zemmour était distribué dans les boîtes aux lettres des habitants pour continuer d’alerter sur l’accueil des migrants", a insisté le journaliste. "C’est factieux, ça ?! Vous en tirez quoi comme conclusion ?! Vous êtes en train de nous accuser en fait ?! (…) Si on vous écoute, c’est illégal !", s’est emportée Marion Maréchal.
"Non, de se poser la question de la responsabilité des politiques d’apaiser un climat qui est parfois très tendu. Le fait est que je ne suis pas certain que tout cela a contribué à apaiser la situation", a expliqué Benjamin Duhamel, qui n’avait jamais de près ou de loin remis en cause la légalité des méthodes de distribution de tracts, mais qui a rappelé que l’épouse du maire Bélâbre dans l’Indre a subi des intimidations devant son domicile de la part d’un représentant du parti d’Eric Zemmour. Mais alors que le ton montait, le débat a été brièvement interrompu par la chute du micro-cravate de la nièce de Marine Le Pen. "Vous voyez !… On s’énerve et du coup, ça tombe ! Ha ha !", s’est exclamée la politicienne, gênée, avant de reprendre. "Je refuse cette logique de culpabilité dans laquelle vous nous enfermez. Je la trouve insupportable", a-t-elle conclu, refusant d’évoquer les intimidations dont ont été victimes les maires de Saint-Brévin et Bélâbre.
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Hugo Mallais