Patrick et Isabelle Balkany doivent depuis quelques mois rembourser leurs dettes vis à vis de l’État français. En janvier dernier, ils ont respectivement été condamnés à quatre ans et demi, et à trois ans et demi de prison pour blanchiment de fraude fiscale. Chacun d’eux a également écopé d’une amende de 100 000 euros et sera inéligible pendant 10 ans.
À lire également
Ce jeudi 23 mars, l’ancien maire de Levallois-Perret et celle qui était sa première adjointe ont accordé une interview au magazine Paris Match. Dans cet entretien, ils évoquent en toute transparence leur situation financière. Le couple se dit "ruiné et endetté", tandis que la retraite de Patrick Balkany est "imposée à la base à hauteur de 25,5 %". À eux deux, ils affirment toucher une retraite de 12 000 euros par mois. "Desquels il faut déduire 2 000 € à rembourser chaque mois au fisc au titre d’une condamnation pour blanchiment aggravé et fraude fiscale", précisent nos confrères. Quand à la somme qu’ils doivent rembourser au fisc, elle serait aux alentours des 12 millions d’euros. "J’ai du mal à savoir le montant exact. Ils rajoutent des intérêts à chaque fois… Je ne discute pas, on rembourse. C’est pas de l’argent détourné, mais hérité de nos parents", explique Patrick Balkany.
À lire également
Au delà des difficultés financières, c’est le fait d’avoir vu leurs carrières dans la politique, et plus particulièrement à Levallois-Perret, être stoppées nettes qui semblent le plus dur à vivre pour les Balkany. "Nous n’avons que la perspective de mourir. Quand on vous empêche de bosser, quand on vous oblige à quitter votre ville, celle dont vous vous êtes occupé pendant quarante ans, sans doute mieux que de vos propres enfants, qu’est-ce qui vous reste ? Notre vie, c’étaient nos mandats. On ne refait pas une carrière à mon âge. Il nous reste le temps de nous faire chier et d’attendre la fin", lance l’ancien maire.
Aurélien Gaucher