Message compromettant sur Bachar el-Assad ou Marine Le Pen : La députée insoumise Rachel Keke se justifie

Publié le 23 juin 2022 à 10:29
Abaca
La députée Nupes, nouvellement élue, a expliqué que les messages repartagés sur son compte Facebook "ne reflètent absolument pas qui je suis et ce que je défends aujourd'hui dans mon combat politique".

A peine élue et déjà une polémique. Ce dimanche 19 juin, Rachel Keke est devenue l’une des figures fortes de la Nupes. Cette ancienne femme de chambre a en effet battu l’ancienne ministre des sports Roxana Maracineanu dans le Val-de-Marne et est devenue députée à 48 ans. Mais alors qu’elle découvrait l’Assemblée Nationale ce mardi 21 juin, plusieurs messages qui proviendraient de son compte Facebook ont été exhumés. On a notamment découvert un post de 2016 renvoyant vers le site de campagne de Marine Le Pen ou encore un message de soutien à Bachar el Assad "contre ces prédateurs criminels qui sont les États-Unis, la France et l’Angleterre", daté de 2018. Largement republié par des anonymes ou des personnalités politiques, ces messages ont embarrassé la principale intéressée et ses alliés Insoumis.

Interrogée ce mardi matin à ce sujet, Rachel Keke a dans un premier temps botté en touche, en affirmant que "ce n’est pas parce que je suis noire africaine qu’il faut soulever des choses pour pouvoir me casser. Ils n’y arriveront pas (…) Je suis une guerrière et je vais les affronter", a-t-elle déclaré. Mais face à la polémique grandissante, elle a finalement tenu à s’expliquer dans un communiqué publié ce mercredi 22 juin dans la soirée. "Il y a quelques années, j’ai repartagé sur Facebook des posts qui ne reflètent absolument pas qui je suis et ce que je défends aujourd’hui dans mon combat politique. Je l’affirme : en tant qu’élue de la France Insoumise et de la Nupes, je partage pleinement les combats et les valeurs de ces organisations qui ont composé cette belle union de la gauche. Il n’y a aucun terrain d’accord possible avec l’extrême droite", s’est-elle justifiée. Son collègue David Guiraud, lui aussi élu dimanche, a tenu à la défendre dans les colonnes du Parisien, en expliquant qu’il aimerait qu’un jour "on arrête de fouiller les comptes Facebook des Noirs et des Arabes dès qu’ils sont élus". 

L.C

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