"J’ai avec Marion une histoire particulière parce que je l’ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie, donc évidemment c’est brutal, c’est violent, c’est difficile pour moi". C’est ce qu’avait expliqué Marine Le Pen, le 28 janvier dernier sur CNews, alors qu’elle était interrogée sur un éventuel ralliement de sa nièce, Marion Maréchal, à Eric Zemmour, son grand concurrent pour la présidentielle de 2022.
Ce 6 mars, l’ancienne député Rassemblement National a officialisé son soutien à Reconquête dans les colonnes de Valeurs Actuelles, au motif qu’il est "le mieux placé pour mener les idées qu’elle a toujours défendues à la victoire". Si elle a assuré qu’il "fut difficile de prendre cette décision", en raison de son "passé politique", de ses "liens familiaux" et de ses "responsabilités professionnelles", elle s’est néanmoins émancipée un grand coup de sa famille…
En effet, elle qui ne considère pas devoir "une fidélité quasi-génétique au parti" fondé par son grand-père, Jean-Marie Le Pen, a taclé : "C’est absurde, un parti est un outil, il n’a jamais été une fin en soi, pas davantage une rente…"
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De fait, l’émotion de sa tante à la télévision concernant son départ reste pour elle une "médiocre manœuvre". Et Marion Maréchal en profite même pour rappeler que Marine Le Pen ne fait pas de sentiment, dans l’exercice de son travail. Elle n’a en effet pas toujours considéré ses relations familiales quand elle a "imposé sa ligne et sa stratégie" par le passé, ni avec elle ni avec Jean-Marie Le Pen, quand elle l’a exclu, dit-elle.
Passé ces rancunes, Marion Maréchal respecte les choix de sa tante de faire "passer ce qu’elle croit juste avant d’autres considérations plus personnelles". "Je ne fais pas autre chose aujourd’hui" dit-elle pour conclure. Aïe.
F.A