Les vœux à la presse d’Eric Zemmour ont tourné hier au règlement de compte. Le candidat d’extrême-droite à la présidentielle de 2022 a profité en effet de ce rendez-vous pour dire tout le mal qu’il pense des médias et de ses anciens confrères. Et ce dès les premiers instants de son discours. « Dans un an, jour pour jour, je vous inviterai à l’Élysée, et nos relations ne seront plus les mêmes. Vous vous adresserez à moi avec respect, admiration, sollicitude et hypocrisie, comme vous le faites toujours avec les présidents de la République », lance-t-il en préambule en soulignant qu’il « répondra avec une sympathie qui rompra de manière éclatante avec le style de son prédécesseur », Emmanuel Macron. Un homme qu’il qualifie « d’illustre emmerdeur, selon l’autoportrait qu’il dresse de lui-même et qui (…) est d’une saisissante ressemblance ».
Si Eric Zemmour a été journaliste avant de se lancer dans en politique, il prend ses distances avec ses confrères rassemblés pour ses vœux en précisant qu’il « était différent » de par sa couleur politique – « J’étais de droite » – mais aussi parce que lui « parlait et écrivait le français » alors que la « langue maternelle de ses confrères est le politiquement correct ». « Enfin, j’étais populaire (…) Vous qui m’avez souvent présenté comme l’homme le plus détesté de France, vous étiez en réalité, vous êtes toujours, les hommes et les femmes les plus mal-aimés de France », poursuit-il en clamant que le peuple, qui a « de la mémoire, de la jugeote et de la lucidité », n’aime pas la presse. « Le peuple vous en veut et malheureusement il a raison de vous en vouloir. »
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Le combat du candidat de Reconquête ne se limite pas aux mots acerbes. S’il est élu, il prévoit en effet de prendre diverses mesures pour s’attaquer notamment à l’audiovisuel public. Il compte ainsi mettre un terme à la redevance télé et menace d’arrêter les aides à la presse qui soutiennent de nombreux médias. « Seuls ceux d’entre vous qui ne peuvent vivre sous perfusion d’argent du contribuable souffriront », menace-t-il en évoquant par ailleurs sa volonté de « libérer les journalistes de leurs œillères idéologiques ». .
Saluant la montée en puissance des réseaux sociaux, le candidat affirme que ces derniers et internet ont permis de faire perdre aux journalistes « le monopole de l’interprétation de l’actualité et du monde ». « Cela donne ce que vous appelez, avec mépris, le populisme. Moi, j’y vois une formidable victoire de la démocratie et de la liberté contre l’idéologie », se réjouit-il en clamant que cette année 2022 sera celle « de la renaissance du journalisme français ». « Vous méritez mieux que l’esclavage intellectuel qui vous est imposé (…) Je vous souhaite de penser enfin entièrement par vous-mêmes sans céder à la pression lancinante du conformisme », lance-t-il enfin en guise de conclusion.
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