La belle-fille de Bernard Tapie révèle qu’il prévoyait de faire son retour en politique : « Il s’imaginait président » (VIDEO)

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:35
Dans "C à Vous", Marie Griessinger Tapie a confié qu'avant sa mort, Bernard Tapie souhaitait être candidat à l'élection présidentielle pour faire barrage à un parti en particulier...

Marie Griessinger Tapie, la belle-fille de Bernard Tapie, est une romancière qui a connu le succès avec son premier livre On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant en 2015. Ce jeudi 3 octobre 2024, c’est avec une biographie intitulée TAPIE, comme Bernard qu’elle fera l’événement. À l’occasion de cette nouvelle publication, l’auteure était l’invitée de C à Vous sur France 5 ce lundi 30 septembre.

Bernard Tapie inquiet de la montée de l’extrême droite

Dans son nouvel ouvrage, la compagne de Laurent Tapie – le fils cadet du célèbre homme d’affaires – révèle que Bernard Tapie a eu plusieurs conversations téléphoniques avec Jean-Luc Mélenchon avant de décéder en 2021. Ce dernier représentait, aux yeux de Bernard Tapie, "l’unique, l’ultime rempart contre le Rassemblement National que Bernard Tapie a toujours combattu", comme l’a raconté le chroniqueur Mohamed Bouhafsi. Marie Griessinger Tapie a alors témoigné : "J’ai l’impression qu’il a pas tout à fait tort, Mélenchon est encore un vrai rempart et une voix très forte contre la montée du RN. Je me dis souvent que Bernard serait un peu désolé aujourd’hui de voir à quel point le RN monte. Je me rappelle que dans la cuisine, quelques mois avant sa mort, (…) et tout faible et amaigri qu’il était, il a tapé dans l’épaule de Laurent et lui a dit : ‘Faut qu’on aille à la télé, là, on ne peut pas laisser faire, il faut qu’on fasse quelque chose’ !".

Bernard Tapie, un ex-ministre qui visait haut

Mais soutenir Jean-Luc Mélenchon n’était pas la seule décision de Bernard Tapie. Quelques jours avant d’être emporté par le cancer, il "s’imaginait carrément président. (…) Il a dit à Laurent :  »si j’arrive à sortir des portes de l’enfer, je me présente à la présidentielle’ !", a raconté sa belle-fille sur le plateau d’ Anne-Élisabeth Lemoine. Surpris, Laurent Tapie lui a alors conseillé de viser un peu moins haut. "Ouais, ça aurait de la gueule, Premier ministre !", a concédé Bernard Tapie, qui n’a jamais pu entreprendre ce projet. Cela aurait donné suite aux deux courts mandats de Bernard Tapie en tant que ministre de la Ville sous François Mitterrand en 1992 et 1993. Au total, il avait été ministre du gouvernement Bérégovoy pendant quatre mois et vingt-quatre jours exactement, avant d’être remplacé par Simone Veil.

Par
Hugo Mallais