JO 2024 : frayeur pour Amélie Oudéa-Castéra. Sa baignade dans la Seine ne s’est pas passée comme prévu ! (VIDEO)

Publié le 14 juillet 2024 à 12:01
À deux semaines des JO de Paris, la ministre des Sports s'est jetée à l'eau pour rassurer sur la qualité de la Seine. Entre glissade improvisée et crawl déterminé, ce bain médiatique soulève autant de vagues que de questions…

La ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a fait le grand plongeon ce samedi 13 juillet dans la Seine à Paris ! À seulement treize jours de l’ouverture des Jeux olympiques, ce geste symbolique vise à rassurer sur la qualité de l’eau du fleuve, qui doit accueillir plusieurs épreuves olympiques. 

Accompagnée du paratriathlète Alexis Hanquinquant, porte-drapeau de la délégation française pour les Jeux paralympiques, la ministre s’est élancée dans les eaux parisiennes aux alentours de 7h30 du matin.

Une glissade mais une détermination à toute épreuve pour la ministre Amélie Oudéa-Castéra

L’entrée dans l’eau de la ministre n’a pas été des plus élégantes. Les caméras de BFMTV ont capturé le moment où Amélie Oudéa-Castéra, vêtue d’une combinaison et d’un bonnet de bain, a glissé sur les pavés humides avant de se retrouver à moitié dans l’eau. Loin de se laisser démonter par cet incident, elle a poursuivi sa baignade. Elle a ainsi nagé plusieurs mètres en nage dos crawlé et en brasse.

À sa sortie de l’eau, la ministre s’est montrée particulièrement émue et enthousiaste. "Elle est douce, elle est bonne : 20 degrés", a-t-elle déclaré. "Bonheur total, engagement tenu (…) ça y est on l’a fait !", s’est-elle réjouie au micro de BFMTV. Elle a également salué le travail des services de l’État et des collectivités : "On avait dit qu’on serait prêts et on l’est ! C’est fabuleux, quel bonheur, c’est juste génial, promesse tenue !"

Des enjeux cruciaux pour les Jeux olympiques de Paris 2024

Cette baignade ministérielle intervient dans un contexte où la qualité de l’eau de la Seine reste un sujet de préoccupation majeur pour les organisateurs des Jeux olympiques. Plusieurs épreuves, dont le triathlon et la nage en eau libre, sont prévues dans le fleuve parisien. Un plan d’assainissement colossal, estimé à 1,4 milliard d’euros, a été mis en œuvre ces dernières années pour rendre la Seine baignable.

Malgré les efforts déployés, des inquiétudes persistent. Le débit du fleuve est actuellement anormalement élevé pour la saison, atteignant environ 550 m³/seconde, alors qu’il se situe normalement entre 100 et 150 m³/s en été. De plus, des analyses récentes ont révélé la présence de bactéries potentiellement dangereuses, comme l’Escherichia coli et les entérocoques.

Pierre Rabadan, adjoint à la mairie de Paris chargé des JO et de la Seine, a récemment exprimé une confiance mesurée : "Je ne vous dis pas qu’on est très sereins vu la météo, mais on n’a pas d’inquiétude sur la capacité à tenir les compétitions à date". Il a toutefois évoqué la possibilité "d’aménagements, si nécessaire", laissant entrevoir l’existence d’un plan B, voire d’un plan C.

Macron et Hidalgo se jetteront-ils à l’eau ?

En se jetant à l’eau ce samedi, Amélie Oudéa-Castéra a pris de court la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui avait elle aussi promis de se baigner dans la Seine avant les Jeux. La baignade de la maire, initialement prévue le 23 juin, a dû être reportée en raison de la qualité insuffisante de l’eau. Elle est désormais annoncée pour le mercredi 17 juillet, entre le quartier Saint-Paul et l’île Saint-Louis.

Emmanuel Macron avait également promis de se baigner dans la Seine…

Affaire à suivre !

Par
Mélissa Tellaa