C’est un entretien qui a énormément fait parler de lui. Au mois d’avril dernier, Marlène Schiappa avait fait la Une du magazine de charme Playboy. Si elle n’avait pas posé de manière dénudée, le choix de ce titre pour s’exprimer avait été beaucoup critiqué, notamment par certaines personnalités du gouvernement, dont la Première ministre Elisabeth Borne, qui avait estimé que cette interview n’était pas "appropriée". Ces prises de paroles, qui ont également eu lieu dans des émissions comme TPMP, irritent Emmanuel Macron et les siens. Selon nos confrères du Canard enchaîné, sa place dans le gouvernement aurait même été remise en question à la suite de cet incident et de la polémique autour des "fonds Marianne". Invitée au micro d’Europe 1 ce mardi 23 mai, la Secrétaire d’État auprès de la Première ministre, chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative a été interrogée à propos de sa "manière différente, peu institutionnalisée de s’adresser aux Français". "Pourquoi vous dérangez tant au sein du gouvernement, pourquoi vous faites de la politique autrement ? C’est une forme de politique qui est ‘people-isé’", lui a notamment demandé Sonia Mabrouk.
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"Je ne suis d’abord pas d’accord avec ça dans la mesure où je ne mets pas de photos de mes enfants sur les réseaux sociaux (…) en revanche, je suis exposée. Donc, parfois, je suis prise en photo à mon insu dans des moments qui sont des moments personnels", a-t-elle retorqué en préambule. "Je pense que c’est une manière différente de s’adresser aux Français. Comme quant au moment des gilets jaunes, je suis allée faire des émissions. Ça a toujours été ma ligne, je vais partout. Je n’ai peur de rien et l’idée est d’aller parlant tant à la convention de ‘Valeurs actuelles’ qu’aux universités d’été de La France Insoumise", s’est justifiée la femme politique. Elle estime qu’elle ne fait pas de "grand écart" comme l’a souligné son interlocutrice. "Pour moi, c’est vraiment parler à tout le monde. Il n’y a pas de sous-citoyens", a-t-elle conclu, avant d’évoquer ses rencontres avec les Français qu’elle qualifie de chaleureuses.
L.C