La scène politique française traverse une zone de turbulences sans précédent depuis l’été 2025… Le départ fracassant de François Bayrou, suivi de la démission tout aussi rapide de Sébastien Lecornu, a plongé l’exécutif dans une nouvelle crise institutionnelle. Le 9 septembre, François Bayrou a officiellement quitté ses fonctions de Premier ministre, après l’échec de son gouvernement à obtenir la confiance de l’Assemblée nationale.
À lire également
La France dans l’impasse…
Ce revers a mis en lumière les divisions profondes au sein de la majorité et la difficulté à gouverner avec une chambre fragmentée. Cette chute a ouvert une période d’incertitude politique, marquée par des tractations intenses entre les différentes forces parlementaires… Pour tenter de rétablir une forme de stabilité, Sébastien Lecornu a été nommé à Matignon. Mais cette nomination n’aura duré que quelques semaines puisque le 6 octobre dernier, le Premier ministre a présenté sa démission.
Confronté à l’absence de majorité claire et à des tensions internes dès la formation de son gouvernement, il a reconnu publiquement l’impossibilité de mener son action dans ces conditions. Ce double départ en quelques semaines illustre l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve aujourd’hui l’exécutif français. Sans majorité stable et avec une opposition fragmentée, l’Élysée doit désormais trouver une solution rapide pour éviter une paralysie durable ou envisager une nouvelle séquence électorale.
Véronique Sanson très peu tendre avec Emmanuel Macron
C’est dans ce contexte que Véronique Sanson s’est confiée à nos confrères de Paris Match. Alors qu’ils lui demandaient quel regard elle porte sur la France aujourd’hui, sa réponse ne s’est pas faite attendre et a été plutôt franche. "Je ne suis pas fière de mon pays. Les hommes politiques n’ont plus d’idéaux", a-t-elle d’abord regretté. Et d’ajouter au sujet d’Emmanuel Macron : "Notre président est un être totalement désincarné. Il ne connaît ni la souffrance ni la détresse des gens".
Sa soeur Violaine, également interviewée, a renchéri : "On est dans un mouvement mondial qui peut faire penser à celui de Mai 1968, bien que ça ne soit pas tout à fait pareil". Puis Véronique Sanson d’enfoncer le clou : "Il faut peut-être que ça soit plus violent". Et Violaine de conclure : "Regarde ce qui se passe aux États-Unis: on assassine Charlie Kirk, ce qui ne me fait aucune peine. Mais on ne tue pas les gens pour leurs opinions, même si ce sont des enfoirés. On est arrivé à un niveau de violence exacerbée par les fake news et les réseaux sociaux… Les sociétés sont totalement clivées".