Vendredi dernier, l’examen du projet de réforme des retraites a pris fin à l’Assemblée nationale après près de deux semaines de débats intenses, sans que le texte ne puisse être voté. L’hémicycle fut en effet le théâtre de plusieurs échanges houleux entre les députés de la majorité présidentielle et de l’opposition. Désormais, le texte va être présenté au Sénat, qui aura jusqu’au 12 mars pour voter ou non le projet de réforme.
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Ce lundi 20 février, Christelle Reboul et Frédéric Bouraly étaient présents au micro de Sud Radio pour présenter leur pièce de théâtre Ave César, à l’affiche au Théâtre Rive Gauche à Paris jusqu’au 26 mars. À l’occasion d’une revue de l’actualité, l’animateur Gilles Ganzmann a diffusé un extrait des débats de l’Assemblée nationale sur la réforme des retraites. Alors que le présentateur de Sud Radio Média a demandé auprès de ses invités si l’on pouvait considérer les politiques comme des comédiens, Frédéric Bouraly, amer face à ce qu’il se passait dans l’hémicycle, a exprimé son désarroi : "Si c’est ça les comédiens… C’est d’autant plus une posture, ils font ça quand il y a les caméras. Ils attendent les caméras et c’est ça qu’ils font quand il y a les caméras… Je n’ai pas beaucoup d’estime pour ces gens-là. Quand je dis ces gens-là, ce n’est pas des gens en particulier."
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De son côté, Christelle Reboul a confié plus sobrement avoir pris goût à La Chaîne parlementaire ces dernières années : "J’aime beaucoup La Chaîne parlementaire, notamment pendant le Covid, j’avais suivi ça avec une grande avidité. Je trouve ça assez passionnant qu’on puisse accéder à un débat, de qualité soit-il ou pas." "Le problème, c’est qu’il n’y a pas de débat, là", surenchérit Frédéric Bouraly, très agacé par le comportement des politiques au sein de l’Assemblée. "Moi aussi, La Chaîne parlementaire, je la regarde beaucoup, j’adore ça. Il y a souvent des gens intellectuellement de très haut niveau. On apprend des choses en plus. C’est bien quand c’est contradictoire, c’est bien que ça s’engueule, ce n’est pas le problème. Mais là, c’est autre chose, on est dans une posture."
N.O