Noël Le Graët a décidé de répondre. Visé par des accusations de harcèlement ou de gestes déplacés dans une enquête de So Foot parue au début du mois de septembre, puis par un article provenant de la cellule investigation de Radio France plus récemment, le président de la Fédération française de football est sorti du silence. Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, il dément avec force avoir eu des gestes ou des comportements déplacés. "Ce ne sont pas des accusations, mais des rumeurs qu’on fait circuler sur la base de témoignages anonymes. Je démens totalement et fermement. Je n’ai jamais harcelé personne. Je n’ai pas, davantage, envoyé de SMS", a-t-il balayé en préambule. "Je n’ai jamais eu le moindre geste déplacé de toute ma vie envers une femme ! Je ne peux pas regretter des choses que je n’ai pas faites", a continué le dirigeant breton.
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"Après, je comprends bien qu’aujourd’hui on ne peut plus complimenter une femme ou un homme pour son élégance, son sourire, les inviter à un déjeuner pour travailler… Parce que, sorti de leur contexte, exploités par des tiers, ce compliment, cette attention et cette manière de travailler peuvent devenir une arme que l’on peut retourner contre vous, pour vous nuire", a déploré Noël Le Graët. Le président de la Fédération française de football dénonce une cabale. "Pendant plusieurs jours, mon nom a été jeté en pâture. On m’a affublé de tous les maux. J’ai pris une vague en pleine face. Avec le tribunal Twitter, certains procureurs médiatiques, cela devient une horreur. Trop, c’est trop", a-t-il regretté. Dans les enquêtes publiées par So Foot et la cellule investigation de Radio France, plusieurs femmes ayant travaillé par la FFF dénonçaient le comportement du dirigeant. Il aurait notamment envoyé des messages graveleux et selon une employée, il sauterait "sur tout ce qui bouge".
L.C